‹ Hippolyte FlandrinChapitre 91 sur 211 · juin · texte numérisé non relu

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trouvait rapproché de son maître . Le sujet de sa composition était saint Louis prenant la croix pour la seconde fois.

En 1844, Flandrin peignit une Mater Dolorosa. Il représenta la Vierge, seule, debout au pied de la Croix d’où le Christ vient d’être détaché. Elle tient dans ses mains la couronne d’épines et les clous ensanglantés et semble, en nous les montrant, nous faire juges de la cruauté avec laquelle son Fils a été traité : « O vous qui passez par le chemin, considérez et voyez s’il y a une douleur semblable à la mienne. » (Jér. I. 12). Cependant ce regard désolé qui nous transperce, ce geste qui nous appelle ont encore une signification plus haute. Associée à l’œuvre de la Rédemption, Marie se tourne vers nous pour nous inviter à pleurer sur nous-mêmes, ou, pour employer les expressions mêmes de Flandrin, « elle offre aux chrétiens, comme sujet de méditation, les instruments de la passion du Sauveur1 ».

Ce tableau fut exécuté pour le compte du prince de Berghes, qui en orna la chapelle mortuaire 2 de la princesse sa femme, récemment décédée. Exposé au Salon de 1845, il produisit une grande impression : « La reine Amélie, qui, venait de perdre son fils, le duc d’Orléans, d’une façon si inattendue et si cruelle, éclata en sanglots devant cette image idéale de la Douleur3. »

Au Salon de 1847, on vit une autre œuvre de Flandrin et d’un genre bien différent : Napoléon Ier législateur. Ce tableau avait été commandé par le minis-

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