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152 IIIPPOLYTE FLANDRIN
moi-môme, et, je vous l’augure de cœur, vous réussirez, autant par votre noble et aimable caractère et votre bon esprit que par les preuves consécutives de votre beau talent... Faites tout pour qu’ils vous ressemblent en tout. Quelle joie ce sera pour moi de jouir de ce beau et noble résultat 1 ! »
Au reçu de cette lettre, Flandrin parut décidé :
« Je pense que dans peu je disposerai tout ça, heureux si je peux faire quelque bien. Il serait beau de pouvoir continuer l’œuvre de ce bon maître et le proclamer le régénérateur de l’art2. »
Mais cinq mois plus tard, il n’avait encore rien entrepris.
« J’ai renoncé pour le moment à ouvrir une école. J’attends le retour de M. Ingres. J’ai toujours craint que, si j’en avais une à son arrivée, sa délicatesse ne l’empechât d’en prendre une, pour ne pas ruiner la mienne. Tu penses comme moi que, dans l’intérêt de l’art, il vaudrait bien mieux qu’il recommençât. Tout le monde le désire. Ainsi ce serait un grand malheur, si je venais à gêner sa détermination. J’attendrai donc jusque-là et, s’il n’en prend point, alors il sera temps 3. »
Ingres revint à Paris en 1841 et renvoya à Flandrin les jeunes gens qui se présentèrent à lui. Flandrin aurait dû alors entreprendre ce qu’il avait différé jusque-là. 11 ne le lit pas. Pourquoi ? Ses nombreuses occupations ne suflisent pas, à notre avis personnel, à expliquer cette abstention. Peut-être eut-il alors conscience d’une difficulté qui lui avait d’abord échappé. Son attachement absolu à la doctrine d’In-