‹ Histogenèse des Processus de Cirrhose Hépatique: Lésion Parenchymateuse et Cirrhose, Étude d'Histologie Expérimentale et PathologiqueChapitre 9 sur 50 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Avant d'exposer les différents caractères histologiques de la cellule hépatique, il convient de résumer rapidement les principaux travaux, qui ont permis d’en définir la structure intime.Nombreux sont les travaux élaborés sur ce sujet, nombreuses et différentes aussi les

conclusions auxquelles ils aboutissent.

Historique

Dans une note de Hexce, nous voyons rapporter ce qui suit :- « Purkinje a parlé le premier des vésicules du foie dans le Con- « grès scientifique de Prague (Bericht, 1838, p. 174) ; sans avoir « connaissance de sa découverte, je les découvris en 1838 (Jour- « nal de Hufeland, 1838, mai, p. 8). De leur côté, Dujardin « el Verger observent que les lobules du foie sont composés « de corpuscules ovales, rangés en lignes droites, de la surface « vers le milieu, formés d’une substance coagulable et mêlés « avec des corpuscules oléagineux. Hallmann (De cirrosi hepa- « lis, 1839, p.22) évalue leur diamètre moyen, d’après 46 mesu- « res, à 0,0078 ligne ; les extrêmes étaient 0,0055 et 0,0139. »

La cellule hépatique était donc nettement décrite en 1840. À partir de cette époque, les travailleurs affluent, et les descriptions abondent, presque toutes les mêmes, presque toutes copiées sur la magistrale étude de Henle,

C’est, quelques années plus tard (1845), Huscnxe qui nous présente une cellule hépatique avec les mêmes dimensions et la même structure. Un point cependant signale la description de cet auteur ; frappé de la coloration verte de certaines vacuoles cellulaires, après l’adjonction d’acide nitrique,il conclue à l’origine intracellulaire des canalicules biliaires : « Les cellules, elles-mêmes, principalement leurs noyaux,sont donc... des acini proprement dits. »

KœrLciker (1856) insiste sur la nature des substances granuleuses intracellulaires, il signale l’abondance des granulations graisseuses et des « granules colorés » qu'il rapproche des pigments biliaires.

Dans les traités d’histologie de Corniz er Ranvier (1869), de Morec (1874), de Cruveicuier Er Marc Sée (1874) et de Frey (1874) la même description de la cellule hépatique se retrouve sans grandes modifications, et avec peu d'amélioration.

Avec Prcucer Er Kurrrer (1873), l'étude de la cellule hépatique se trouve plus approfondie et l’amélioration des techniques se manifeste bientôt par une connaissance plus large et plus précise de la structure cytologique.

Pour PrLucer, il existe au niveau de la cellule hépatique une structure fibrillaire particulière que l’auteur attribue à la pénétration des fibrilles nerveuses à l’intérieur de la cellule.

Avec Kuprrer (1873) nous voyons pour la première fois distinguer dans la cellule hépatique de la grenouille pendant l'hibernation une substance claire : le paraplasma, à l’intérieur de laquelle se trouve une série de grains ou de filaments, le protoplasma.

Cette distinction entre deux subtances fondamentales s'affirme dans les travaux ultérieurs de Kayser (1879), de LanGcey (1882), de Herinenuain (1883) et d’Aranassisw (1883).

FIESsINGER 3

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