‹ Histoire abrégée de la littérature [microforme]Chapitre 111 sur 221 · TIRSO DE MOLINA · texte numérisé non relu

TIRSO DE MOLINA

Le véritable nom de ce capucin était Gabriel Tellez. La plupart des critiques l'ont passé sous silence ; Sismondi et Signorelli semblent n'en avoir jamais entendu parler; Sehlegel le range simplement au nombre des dramaturges du temps de Lope de Véga; Bouterweck, si exact d'ordinaire, s’est complètement abusé sur son compte ; Ochod fixe la date de

ga n° ans.

velle de se Telle unes un ce rarcs (n ( vif et fond « être.” Si ( et si o petits éloge.

ne Son d'intri la forn Tirs Végra.

Fra ges ber de Dic cton de sont tr idylles se fit c fougue tonts ]:

de beat qui sas pastora traduct dota l'H corde à nom (es

t de oute SM voir

s les ours lisait es de dent k pt $ re et sent ; caire Lunce et Je pntre pour

e des

t des n’en nbre d'or-

e de

ga naissance vers 1570, et celle de sa mort en 1648, ce qui lui donnait 78 ans. Il fut tour à tour docteur, maître en théologie, prédicateur de la nouvelle Castille, ete. Ses écrits sont assez rares de nos jours, mais un choix de ses meilleures pièces a été publié: Theatro exogido de fray Gabriel Tellez, Madrid, 1839-1842, 12 vols, in-8. On trouve encore quelquesunes de ses pièces dans le Tesero del Theatro Espanol. On estime à un cent le nombre de ses comédies. Il a aussi laissé des Nouvelles bien rarcs de nos jours.

“ Cet auteur, dit Lope de Véga, montre dans ses comédies un esprit vif et délié. Plan, conduite, détail, tout est ingénieux. Il y a un grand fond dans la partie morale, et les dénouements sont tels qu'ils doivent être.”

Si on ne savait pas que Tirso était le contemporain de Lope de Véga et si on ne connaissait pas l’indulgence de ce dernier, qui a loué tous ces petits poëtes secondaires, ses élèves, on serait tenté d'acquiescer à cet éloge. Mais on doit reconnaître que les drames qui nous restent de T'irso ne sont, pour la plupart, que de joyeuses folies, d’extravagantes histoires d'intrigues et d'amour assez négligées pour le fond, mais soignées dans la forme, et souvent pauvres d'esprit et de saillies.

Tirso de Molina tient le premier rang parmi les disciples de Lope de Véga.

Francisco de Figueroa a fait de son Eloge à Tirsé un chef-d'œuvre : ses bergers parlent toujours un langage convenable. Gil Polo, auteur de Diane, charmante pastorale, est plus orné que le précédent. Sa Cancion de Nerea eut autant de vogue que sa Diane amoureuse ; ses bergers sont trop savants. Pedro de Espinosa excelle dans le poëme narratif. Ses idylles annoncent un coloriste aussi pur que brillant. Louis Barahona æ fit connaître comme poëte à la fin du XVIe siècle. D'une imagination fougucuse, il cherche à s'élever à des hauteurs inaccessibles pour lui avec tonte la hardiesse d'un esprit supérieur. Les Larmes d'Angélique est de beaucoup son meilleur ouvrage. Mais Le talent le plus flexible, celui qui s'associe à tous les genres ct qui prend tous les tons, parmi les poëtes pastoraux de cette époque, est Vicente Espinel (1544-1634), l'habile traducteur de l’art poétique d'Horace. C'était un esprit supérieur, Il dota l'Espagne d'un roman, Don Morcos de Obregon, ajouta une cinquième corde à la guitare, employa le premier les dizains qui ont conservé son nom (espanelas),

Nu Sa or

er

Page 1