‹ Histoire abrégée de la littérature [microforme]Chapitre 118 sur 221 · H EL · texte numérisé non relu

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produisirent sur la scène Jes sujets des anciennes romances et firent repa. raître dans le diologue dramatique ce qui, depuis longtemps, se trouvait dans les chants nationaux. Ainsi, sous une apparente variété, les Espaguols se sont lassés de leur monotonie, La richesse de leurs images et tout ce brillant de leur poésie ne recouvraient qu’une pauvreté réelle; si l'esprit avait été nourri comme il doit l'être, si la pensée avait été libre, les classiques espagnols seraient enfin sortis de leurs sentiers circulaires et ils auraient marché dans le même sens que les autres nations. (1) Nous terminons, en formant des vœux pour que l'Espagne trouve sa voie naturelle, Que demain une idée, un principe, une opinion libre, grande, vaste, se répande sur la terre des toréadors, et l’on verra ce peuple, au sang chaud et fécond, se lever et manifester sa puissance,

(1) De la littérature du midi de l'Europe, IT: 490.

On l'unio ment L'AIl monie n'offre toutes

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Expa- CHAPITRE VII.

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(1) I Laveue D’oc ET LanGve D’oir—TrRousanours ET TRoUvÈRESs—Cnro- 1Ve 8a niQueurs—Le XVE SIÈCLE—ÉLOQUENCE RELIGIEUSE AU MOYEN-AGE.— libre, ORIGINE DU THÉATRE FRANCAIS—FRANCOIS I.— La RÉrormE— Ranxrra ce LAIS—PROSATEURS AU X VIE SIÈCLE—MAROT—RONSARD— LA PLÉIADE— çe, MALHER8E —ITI, LE Sièoze be Louis XIV— Pasoar — Port Rovar—

L'HotEeL DE RAMBOUILLET—LAROCHEFOUCAUD—LABRUYÈRE—CORNEILLE —RaACINE—MoLiÈRE—BoOILEAU—LAFOYTAINE— ÊLOQUENCE RELIGIEUSE au XVIIE Siècre: Bossuer, FÉNÉLON, MAssiLLoN, FLÉCHiER, Bour- : DALOU, ETC—III. Le XVIIIE. SiÈCLE—JEAN-BapristTe RoussEau— VOLTAIRE — MonNTESQUIEU — JEAN JACQUES RoussEAT—BurroNx—LEs ExcycLoPÉDISTEs—ELOQUENCE RELIGIEUSE—DELILLE—LA RÉVOLUTION —L'EMPIRE—LA RESTAURATION—CHATEAUBRIAND—CouRRIER—LE Gou- NEMENT DE Junrer—Bérancer—Guizor—ViLLEmMaIN—Mme DE STAEL —LAMENNAIS—LAMARTINE—HuGo — MusseT — LE PÈRE LACORDAIRE— Tuiers — EcoLe HISTORIQUE — ECOLE PHILOSOPHIQUE — ALEXANDRE LEE Dumas — ECOLE ROMANTIQUE— EPUQUE CONTEMPORAINE, ! EDR

Ce double caractère d'activité intellectuelle et d'habilité pratique est empreint dans tous À | les événements de l’histoire de France, dans 5 Î < | toutes les grandes classes de lu société fran- | A à L'ORRE } . caise, et leur donne une physionomie qui ne : se retrouve point ailleurs.’? À GUIZOT. $

On ne rencontre nulle part, à un degré aussi marquant qu’en France, . l'union intime, vivante, rapide des idées et des faits, et leur développe- 43 ment harmonique, union qui est la base essentielle de toute civilisation.

L'Allemagne, l'Angleterre, l'Espagne, l'Italie ne présentent pas une har- Dot EM | à À Î

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monie aussi frappante, dans le développement de leur civilisation. À “Quelque chose d’essentiel leur manque à tous, dit Guizot: aucun n'offre l'image à peu près complète, le type pur de la civilisation dans toutes ses conditions, aves tous ses grands caractères, Il en est, je crois, ri

tout autrement de la France. En France, le développement intellectuel et le développement social n’ont jamais manqué l’un à l’autre. A côté des grands événements, des révolutions, des améliorations publiques, on aperçoit toujours dans notre histoire des idées générales, des doctrines qui leur correspondent, Rien ne s’est passé dans le monde réel dont l'intelligence ne se soit à l'instant saisi et n'ait tiré pour son propre compte une nouvelle richesse ; rien dans le domaine de l'intelligence, qui n’ait eu dans le monde réel, et presque toujours assez vite, son retentissement et son résultat.”

La prose, en France, a toujours été plus parfaite que la poésie, Quelques nations de l'Europe lui disputent peut-être la palme de la poésie, mais celle de la prose lui appartient. Ce résultat vient sans doute dela souplesse de la langue française, de son grand perfectionnement et de sa précision admirable, Elle est aussi éloignée de la mollesse et de l’enflure des langues du midi que de la rudesse des langues du nord.

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