LANGUE D'OC ET LANGUE D'OIL
La langue latine, en se décomposant, a donné naissance aux langues dites romanes, qui sont: la langue d’oil ou wallone, d'où est sorti le français ; la langue d'oc ou provençale, l'italien, l'espagnol, le portugais, et le valaque.
On rencontre plusieurs gallicismes dans les auteurs latins du IVe siècle, Ils se multiplièrent au Ve et au VIe siècle, Au VITeet au VIILe siècle, la révolution fut universelle et l’idiôme national supplanta définitivement le latin.
A partir de 813, plusieurs conciles prescrivirent aux évêques de prêcher dans la langue vulgaire afin d'être compris du peuple.
Cet idiôme vulgaire était un mélange d'allemand, de gaulois et de latin: ce fut le roman rustique. Le plus ancien monument de cette langue est le serment que Louis le Germanique prononça à Strasbourg, en 842.
Au IXe siècle, sous l'empire de Charlemagne, le latin devint la langue des savants, mais Hugues Capet, à la fin du siècle suivant ne le comprenait plus. En 995, au concile de Monson-sur-Meuse, l'Evêque de Verdun s’exprima en langue romane afin d'être mieux compris.
A peu près uniforme à son origine, le nouvel idiôme finit par subir certaines aitérations à cause de la prononciation plus ou moins aspirée
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des peuples qui le parlaient. De là, deux sortes de roman : le roman wallon qui se parlait dans le Nord et qui était la langue des Trouvères, et le roman provençal, parlé dans le midi, et qui fut illustré par les Troubudours.
Ces deux dénominations de langue d’oil et de langue d’oc viennent de l'affirmation oui qui se prononçait oùl au nord de la Loire et oc au midi de ce fleuve. Il ne nous reste aucun monument dans la langue d'oil antérieur à la fin du XIe siècle, Talbot, dans un savant ouvrage sur La langue française et ses diulectes au treizième siècle, partage tous les dialectes de la langue d’oil en trois principaux, qui embrassent les autres: le Normand, le Picard, et le Bourguignon. Si, d'un côté, la langue d'oe se forma avant la langue d'oil, lors de la décomposition du latin, cette dernière eut, par contre, une extension beaucoup plus grande que sa rivale : on l'adopta à la ccur ; les Normands l’introduisirent en Angleterre, on latransporta en Orient, lors de la fondation du royaume de Jérusalem ; les croisées l’implantèrent à Constantinople, en 1202, et la conquête de Charles d'Anjou, dans le royaume des Deux $iciles, la popularisa en Italie. \
TROUBADOURS ET TROUVERES.
On cite parmi les plus anciens souvenirs de la langue d’oc (dans la littérature provençale) un poëme sur Boèce, datant du Xe siècle, Par la suite, elle se développa rapidement sous l'influence féconde des Troubadours. (1) On appelait ainsi ceux qui en Provence se livraient à la guie-science. “Un troubadour était souvent un gentilhomme qui avait un bon château et des vassaux comme, par exemple, Bertrand de Born qui avait mille sujets... Quelquefois, c'était un prince souverain comme le plus ancien des ‘Troubadours dont nous ayons les œuvres: Guillaume, comte de Poitiers et due d’Aquitane..….....Quelquefois, aussi un Troubadour n'était rien qu'un obscur vassal, un serviteur dans le château comme, par exemple, Bernard de Vantadour, fils de l’homme qui chauffait le four du comte de Vantadour.” (2) Les troubadours étaient suivi d'un ou de deux jongleurs qui chantaient leurs vers où récitaient des histoires de chevalerie à la prte des châteaux, sur la place publisi
() Le mot Troubadour signifie Inventeur, 2) Villemain ; Littérature du moyen-äge.