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Charte et les Honnêtes gens, la monarchie selon La Charte, Bonaparte et les Bourbons. Il a été collaborateur du Conservateur, journal qui eut un succès immense et qui défendait les idées monarchiques et catholiques, Sous le Gouvernement de Juillet, Chateaubriand prime encore les écrivains de cette époque. Il a écrit l'histoire contemporaine dans son Congrès de Vérone et donne des notions d'histoire universelle dans ses Ætudes historiques. Son essai sur la littérature anglaise en deux volumes est la préface de sa traduction littérale du Paradis perdu de Milton. Il a aussi fait une tragédie, Moïse, des brochures dont les deux principales sont celles de la Restauration et de la monarchie élective, et celle de la proposition relative au bannissement de Charles X, et de sa famille.
Les Mémoires d'outre-tombe sont en même temps un livre d’histoire et un écrit de polémique. L'auteur tient à rectifier les idées générales et à présenter, sous son véritable jour, la politique étrangère dela Restauration. L'auteur s'y contredit en certains endroits. Son Æistoire de France en deux volumes n'était que le plan, le canevas d’un grand ouvrage qu'il n’a pu achever.
Chateaubriand se distingue par une imagination riche et puissante, par une sensibilité vive et profonde. Ses ouvrages sont empreints d’une grande rêverie mélancolique. Il est artiste avant tout; il contemple, admire et aime. Nul n’a aussi bien réussi dans les descriptions. Son âme aimante, son imagination brûlante lui retrace jusqu’au détail des choses, et sa pensée se moule dans un langage poétique, brillant, coloré sans emphase, gracieux sans fadeur.
Les dernières années du grand poëte ont pour beaucoup contribué à lui rendre cette mélancolie que le tumulte des affaires lui avait enlevé. Chateaubriand était monarchiste par tradition, mais c'était un esprit libéral qui comprit que l'avenir appartenait à la démocratie.
C'est à cette époque que se livra cette fameuse joute littéraire qui se vida sur le Journal des Débats, entre M. de Féletz et M. Geoffroy: querelle suscitée surtout par le mouvement réactionnaire imprimé par Chateaubriand, de Bonald et de Maistre et qui se continua longtemps.
Fontane (1761-1821) prit une part active à cette lutte qui avaiten vue la politique, la religion et la littérature. Il a beaucoup écrit en vers et en prose. Ses écrits sont des modèles de correction et d'élégance. L'invention. le génie poétique, l'imagination lui ont fait défaut,
Il a traduit en vers français l’Essai sur l'homme de Pope. Un criti-
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que remarque qu’il y a deux hommes chez lui. L'un vient en droite ligne de la civilisation antique : il est de l’école d'Horace, il a frayé avec ja philosophie; l’autre est chrétien par les convictions, sinon toujours par les œuvres, et à ces deux hommes réunis dans le même homme répondent deux écrivains qui se rassemblent ou plutôt qui se succèdent chez le même écrivain.
Les partisans de l'école philosophique du XVIIIe siècle, voyant le terrain qu'ils perdaient firent de courageux efforts. Cabanis, auteur des Rapports du Physique et du Moral se mit à la tête du mouvement. M. de Gerando, auteur des Signes ; Destul de Tracy, auteur de l’Idéologie ; Maine de Biran, qui fit le Traité de l'Habitude ; M de Laromiguère, qui ft de longs travaux sur les Sensations et les idées ; Lancelin, auteur de l'Introduction à l'analyse des sciences, tous partisans dévoués de la philosophie de Condillac, se rangèrent sous le drapeau de Cabanis,
En face de cette école, il s'en éleva une autre qui exerça une action suissante sur les idées philosophiques et qui eut Royer-Collard (1760) pour chef, et pour adversaire les partisans de Condillac et de Locke. Royer-Collard s’est surtout préocupé de l’origine des idées, Il a épuisé la philosophie du scepticisme et du sensualisme grossier où l'avait plongé le XVIITe siècle, pour la ramener à un spiritualisme rationaliste qui se guidait sur le sens commun et l'évidence naturelle.
Mgr. Frayssinous, en montant dans la chaire française, avait à rencontrer les mêmes difficultés que Chateaubriand dans la littérature, lorsqu'il publia son Génie du Christianisme. Ses Conférences sur la Révolution française manquent d'originalité. L'orateur a du coloris, de l'abondance, un ton solennel. Il a laissé quelques ouvrages de polémique.