‹ Histoire abrégée de la littérature [microforme]Chapitre 203 sur 221 · WIELAND · texte numérisé non relu

WIELAND

Christophe Martin Wieland naquit à Oberholzheim, près de Bibe-

rach, en 1733, et mourut en 1813.

est un des écrivains les plus féconds de l’Aliemagne. A douze ans il

C g avait commencé un poëme sur la Destruction de Jérusalem, qui, on peut se l’imaginer, ne fut pas terminé. Son père qui, de pauvre pasteur de

Ce) ) 0 campagne, était devenu citoyen de Biberach, initir le jeune Wieland aux premiers rudiments de la science. Il se perfectionna dans les Universités d'Erfurth et de Tubingen. Ses études terminées, il passa Le] ) Î deux années en Suisse en compagnie des poëtes Bodmer et Breintinger. Les sites pittoresques de la riante Helvétie l’iuitièrent au sentiment, des beautés de la nature et äéveloppèrent en jui cette imagination féconde Le] qui devait plus tard se manifester par au grand nombre décrits. C’est à, au milieu des montagnes, des fleurs et des prés qu’il écrivit, à l’âge de vingt ans, ses poésies sacrées, juvitulées : l'£Epreuve «Abraham. I] avait débuté deux ans auparavant par ses Lettres morales à Sophie de Guttermann, qui se font remarquer par la gaieté, la finesse et une cer- 1 És taine connaissance du cœur humain. De retour en Allemagne, il occupa diverses fonctions, fut tour à tour vrofesseur de philosophie, conseiller d'Etat et instituteur des jeane: vrinces héréditaires de Waimar J :

Wieland est le plu: glor'eux représentant 4e l'école française. Il étudia les anciens et ‘onua à on talent une fc:me classique qui distingue et fait aimer ses écrits, Xénophon était son auteur favori.

le)

Grand admirateur de Voltaire, il a, avec ce dernier, plus d’un trait de ressemblance, ce qui lui valut le surnom de Voltaire de lAl'emugne. Comme l’auteur de la Aenriade, Wieland s'est essayé dans tous les

n genres, et ce n’est peut-être pas trop dire que de le proclamer supérieur en plusieurs.

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