‹ Histoire abrégée de la littérature [microforme]Chapitre 206 sur 221 · AUGUSTE ET FREDERIC SCHLEGEL · texte numérisé non relu

AUGUSTE ET FREDERIC SCHLEGEL

Auguste Wilhelm de Schlegel naquit à Hanovre, en 1767. I] fit de bonnes études théologiques à Goettingue, devint gouverneur

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à Amsterdam, obtint le titre de conseiller à Iéna ainsi qu'une chaire de philosophie.

Il voyagea pendant quelque temps en compagnie de Mme de Staël, et séjourna en France auprès d'elle, après la paix de 1819,

A. W. Schlegel est un critique distingué. Son Cours de littérature dramatique à exercé une grande influence à cause de l'enthousiasme de l'auteur pour la littérature catholique du moyen-âge. Ses jugements sont parfois sévères. On a encore de lui une excellente traduction de Shakespeare, de Caldéron, et d’un grand nombre de poëtes méridionnaux. Comme poëte, il occupe un rang assez élevé sur le Parnasse allemand, Cependant, le titre de savant lui sied mieux que celui de poëte. Orientaliste distingué, il a traduit deux grandes épopées indiennes : le Ramayana et l'Ietopadesa. On a encore de lui les Fleurs de la poésie italienne, espagnole et portuguise, la Forêt romantique, Comparaison de li Phèdre de Racine et de celle d'Eurypide, un Essai sur la littérature provinciale et ses œuvres poétiques. De concert avec son frère, il a rédigé l'Athénéum etla Critique caractéristique.

“ Les écrits de A. W. Schlegel, dit Mme de Staël, sont moins abstraits que ceux de Schiller; comme il possède en littérature des connaissances rares même dans sa patrie, il est ramené sans cesse à l'application par le plaisir qu'il trouve à comparer les diverses langues et les différentes poésies entre elles.”

Ila publié en français une brochure portant le titre: Réflexions sur le système continental,

Frédéric Schlegel, frère du précédent naquit à Hanovre, en 1772, et mourut en 1829.

Ilse livra d'abord au commerce, puis à l'étude de l'antiquité et des Belles-Lettres. Il se perfectionna dans ses études à Goettingue et à Leipzis. Après avoir professé à Téna, il se maria en 1803, se convertit au catholicisme avec toute sa famille, vint s'établir à Paris, puis à Vienne où il fut nommé conseiller et secrétaire de la cour impériale,

Un critique résume son mérite en ces termes : “ Philosophe, historien et poëte, il fut un des hommes célèbres de l'Allemagne dont l'esprit a le plus d'originalité.”

Son ZListoire de la littérature ancienne et moderne se fait remarquer par la profondeur des théories, sinon par la justesse des appréciations. Son roman, Lucinde, le range au nombre des meilleurs prosateurs de son

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pays. Comme son frère, il s’adonna à l’étude des langues orientales et du sanscrit, Son traité sur la langue et la sagesse des Indiens indique beaucoup d’érudition. Dans sa Philosophie de la vie et sa Philosophie de l'histoire, il émet certaines idées vagues, certains principes hardis, qui sont des défauts inhérents à sa race, Il veut la réhabilitation de Dieu dans la science et la glorification de l'humanité au sein de l’unité catholique, |

On accuse les deux Schlegel de partialité. Ils n'ont eu que des louanges pour la littérature du moyen-âge et que des blâmes pour la littérature moderne. Tous deux enthousiastes des institutions du moyen-âge, fervents catholiques, ils ont cru y voir une source plus grande d’inspirations poétiques.

F. Schlegel s'occupa plus particulièrement de la philosophie, et son frère de la littérature, mais tous deux on& excellé dans la critique,

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