‹ Histoire abrégée de la littérature [microforme]Chapitre 62 sur 221 · ES SO · texte numérisé non relu

ES SO

20e eg Dh € et pe a

consent ne

NN CS pau ep EPA cmd cal etiiens va : " = % : Pa

Fes

rt n à

ri

intitulé, Tout ce qu’on peut savoir à propos des Belles-lettres, où il étudie la plus haute antiquité des Arabes ; Makrizy (1358-1442), célèbre par sa description historique de l'Egypte, ses traités des Monnaies, des Poids et Mesures, ete.

Parmi les historiens arabes de l'Espagne on mentionne surtout Al- Faradhy (1012), qui a laissé une Chronique des Suvants et une Histoire des poëtes; Aben-Hayan (988-1076), auteur du Xïtale-al-Mokta-bys-cb et du Xitab-al-Matyn, livres qui formaient, dit-on, 80 volumes dont il nous reste que des fragments : le Khatyb de Grenade, qui a composé une Chronologie des Khalifes et une Histoire des Rois de Grenade jusqu'à Mahomed V; Ebn-Khaldoun (1332-1406), qui a écrit avec un grand talent les annales de sa nation.

La géographie chez les Arabes faisait partie de l’histoire; elle se bornait comme celle de Strabon à la topographie et à la statistique, vû qu'on ne possédait pas encore les connaissances qui ont servi de bases à cette science toute moderne. Les principaux géographes arabes sont Aboul- Feda, auteur de la Vraie situation des pays ; Al-Bekry (1094) ; Ebn-al- Ouardy, (1350) Ibn-Ayàs, Léon Laffricain, Earyz (1099).

La connaissance de la Géologie se rattachait également à l'histoire. On cite l'ouvrage de l’imân Al-Merouzy qui comprenait, jusqu’à l’année 1166, quatre-vingt volumes, et qu'Aly-ben-Athyr-al-Ghézéry porta, en l’année 1254, jusqu’à cent volumes. (1)

On doit aux Arabes l'invention des dictionnaires historiques. Ils avaient des dictionnaires biographiques, antiques, géographiques, topographiques, bibliographiques, ete. Ils cultivèrent la numismatique. Enfin, ils poussèrent si loin la passion d'écrire l’histoire qu’ils composèrent des traités historiques sur les chameaux et les chevaux célèbres,

Ils étudièrent avec passion la philosophie. Averrhoèës (1198), le grand commentateur d’Aristote; Avicenne (1037), philosophe profond et médecin célèbre; Al-Gazeli (1111), qui soumit les études religicuses à la philosophie, sont les plus célèbres d’entre eux,

Abou-Kyhan-al-Byrouny (941), voyagea pendant 40 ans pour étudier la lithologie, et son traité de la connaissance des pierres précieuses est peut-être l'ouvrage le plus érudit qui ait été écrit sur cette question. Ibn ou Abn-al-Bcithar (1248), se livra avec passion à la botonique, publia trois livres, l’un sur la vertu des plantes, l’autre sur les pierres et

(1) Louis Viardot, Histoire des Arabes et des Maures d’Espagne, IL: 109.

les métat ge distin:

Les a la civilis:

La ch avec elle Le granc recherch: le Coran des lettre Il n’es tant de li les premi dire, aue en syriaq en arabe Anacréor ni Hésioc ques, auc cause de caractère et qu'au on en ava encore un palement le goût d tions sur Ainsi, l'Europe.

testable & chef-lieu nage, la l'imagina art des ve pentêtre, rapproch

() Hist (2) Litté

les métaux, le troisième sur les animaux. Al-Rasiet Ali-Ben-al-Abbas ge distinguent également dans les sciences naturelles,

Les arts, les inventions, les découvertes ont été poussés très loin par la civilisation arabe.

La chute du pouvoir de Abassides (vers le Xe siècle) avait entraîné avec elle la décadence parallèle et progressive de la poésie et des arts, Le grand foyer d'illustration de Bagdad commença à pâlir. Il faut en rechercher la cause chez les Arabes eux-mêmes, auxquels l'idolâtrie pour le Coran n’inspirait que haine et mépris pour l'éclat factice et profane des lettres.

Il n’est pas inutile de remarquer, observe M. Guiguené, que parmi tant de livres de science, traduits du grec par les Arabes, et qu'ils firent les premiers connaître aux peuples modernes, il ne s’en trouve, pour ainsi dire, aucun de littérature. Homère lui-même, qui cependant fut traduit en syriaque, sous l’empire d’Haroun-al-Raschild, ne le fut dit-on jamais en arabe, On n’y fit passer ni Sophocle, ni Eurypide, ni Sapho, ni Anacréon, malgré la passion des poëtes arabes pour les sujets d'amour, ni Hésiode, ni Aratus, malgré leurs penchants à traiter les sujets didactiques, aucun poëte, aucun auteur purement littéraire. Quelque soit la cause de cette singularité le résultat fut que leur littérature garda ce caractère original, que ses beautés comme ses défauts lui appartiennent, et qu’au lieu d’avoir une littérature grecque en caractère arabe, comme on en avait eu une, ou à peu près, en caractères latins, l’on eut et l’on a encore une littérature proprement et spécialement arabe, C’est principalement par leurs fables ou romans, et par leur poésie qu’ils ont influé sur le goût de la littérature moderne comme ils ont influé par leurs traductions sur les sciences. (1)

Ainsi, rien n’est mieux démontré que l'influence du génie oriental sur l'Europe, M. Villemain résume ainsi l'étude de cette question : incontestable supériorité de la civilisation arabe du IXe siècle au Xe siècle ; chef-licu de cette civilisation en Espagne; influence exercée par le voisinage, la communication des cours, le mélange des peuples; reflêt de l'imagination et de la poésie arabes parmi les chrétiens du Midi ; nouvel art des vers; application de la rime, dont l’origine est incertaine, double pentêtre, mais dont l'emploi savant et calcu'#, chez les Provencaux, se rapproche, dit-on, des formes de la poésie arabe, (2)

() Hist : Litt. d'Italie : I. IST.

(2) Littérature au Moyen Age ; vol. I., p. 150.

Tel fut l'éclat dont brillèrent les lettres et les sciences du IXe au XIV siècle dans l'empire musulman, Les plus tristes réflexions, remarque Sismondi, s’attachent à cette longue énumération de noms inconnus pour nous et qui cependant, furent illustres; d'ouvrages ensevelis en manuscrits dans quelques bibliothèques poudreuses, et qui cependant influèrent puissamment pendant un temps sur la culture de l'esprit humain, Que reste-t-il de tant de gloire? Cinq à six hommes seulement sont à portée de visiter les trésors de manuscrits arabes renfermés à la bibliothèque de l'Escurial ; quelques centaines d'hommes encore, disséminés dans toute l'Europe, se sont mis en état par un travail opiniâtre de fouiller dans les musées de l'Orient; mais ceux-là n’obtiennent que péniblement quelques manuscrits rares et obscurs, et ils ne peuvent s'élever assez haut pour juger toute la littérature dont ils n’atteignent jamais qu’une partie. Cependant les vastes régions où dominait et où domine encore aujourd’hui l’Islamisme sont mortes pour toutes les sciences. Ces riches campagnes de Fez et de Maroc illustrées il y a cinq siècles par tant d'a. cadémies, tant d’univorsités, tant de bibliothèques, ne sont plus que des déserts de sable brûlant, que des tyrans disputent à des tigres ; tout le riant et le fertile rivage de la Mauritanie, où le commerce, les arts et l’agriculture s’étaie:.c élevés à la plus haute prospérité, sont aujourd’hui des retraites de corsaires, qui répandent la terreur sur les mers et qui se délassent de leurs travaux dans des honteuses débauches, jusqu’à ce que la peste vienne chaque année, marquer parmi eux des victimes et venger l'humanité offensée.

L'Egypte est peu à peu engloutie par les sables qui la fortilisaient autrefois, la Syrie, la Palestine sont désolées par des Bédoins errants moins redoutables encore que le Pacha quiles opprime. Bagdad, autrefois le séjour du luxe, de la puissance et du savoir, est ruiné ; les universités si célébres de Cufa et de Bassora sont fermées; celles de Samarcande et de Balkh sont également détruites. Dans cette immense étendue de pays deux ou trois fois plus grande que l’Europe, on ne trouve plus qu'ignorance, qu’esclavage, que terreur et que mort, Peu d'hommes sont en état de lire quelques-uns des écrits de leurs illustres ancôtres, Peu d'hommes pourraient les comprendre, aucun n’est à portée de se les procurer. Cette immense richesse littéraire des Arabes n’existe plus dans aucun des pays où les Arabes et les Musulmans dominent. Ce n’est plus à qu'il faut chercher ni la renommée de leurs grands hommes, ni leurs écrits,

Ce qui s dans les Et ceper l'étrang populati:

Le poiso tout ané:

Qui se lettres et éclat, qu successif sauvage ( vallées de être dans dans cett:

nouvelle ] d'autres | renouvelle les temps que nous durée de ] noms des vaine lutt la destiné

Le pers tement av

transqangé La fami lo. Le

triane ; cé

et encore 1

est la souc ——

(1) De la li

Ce qui s’en est sauvé est tout entier entre les mains de leurs ennemis, dans les couvents des moines et les bibliothèques des rois de l'Europe, Et cependant, ces vastes contrées n’ont point été conquises ; ce n'est point l'étranger qui les a dépouillées de leurs richesses, qui à annéanti leurs populations, qui a détruit leurs lois, leurs mœurs et leur esprit national. Le poison était au-dedans d’elles; il s’est développé par lui-même, et a tout anéanti.

Qui sait si, dans quelques siècles, cette même Europe, où le règne des lettres et des sciences est aujourd’hui transporté, qui brille d’un si grand éclat, qui juge si bien les temps passés, qui compare si bien le règne successif des littératures et des mœurs antiques, ne sera pas déserte et sauvage comme les collines de la Mauritanie, les sables de l'Egypte et les vallées de l’Anatolie. Qui sait si, dans un pays entièrement neuf, peutêtre dans les hautes contrées d’où découle le fleuve des Amazones, peut-être dans cette enceinte jusqu'à ce jour impénétrable des montagnes de la nouvelle Hollande, il ne se formera pas des peuples avec d'autres mœurs, d'autres langues, d’autres pensées, d’autres religions, des peuples qui renouvelleront encore une fois la race humaine, qui étudieront comme nous les temps passés, et qui, voyant avec étonnement que nous avons existé, que nous avons su ce qu'ils sauront, que nous avons Cru comme eux à la durée de la gloire, plaindront nos impuissants efforts, et rappelleront les noms des Newton, des Racine et des Tasse, comme exemple de cette vaine lutte de l'homme pour atteindre une immortalité de renommée que la destinée lui refuse. (1)

IT

Le persan appartient à la grande famille des langues d'Asie, conjointement avec les langues sémitiques, caucasiennes, indiennes, de la région transgangétique, tartare et sibérenne,

La famille des langues persanes se compose de sept idiômes :

lo. Le Zend, parlé à peu près jusqu’à l’ère chrétienne dans la Bactriane ; c’est la langue du livre sacré Zend-Avesta, attribué à Zoroastre, et encore aujourd’hui la langue lyturgique des Persis ou Guèbres. Il est la souche des idiômes persans. Il n’a ni article, ni genre, ni prépo-

(1) De la littérature du midi de l'Europe, vol. I. p. 47.

mn 40 PP De md ET 7 -

RTS

Page 1