‹ Histoire abrégée de la littérature [microforme]Chapitre 92 sur 221 · DE TEEN NET AE TERRES · texte numérisé non relu

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des tisserands, qui, le soir, se changaient en Ninus et en Arbacès, Les arlequins devinrent célèbres. Un ouvrier en soie, le napolitain Cerlone, inventeur des masques de Polichinelle et du docteur Fostidio, composa une multitude de cauevas pour ces pièces improvisées, pleine de facéties, de verve, de traits satyriques, de bouffonneries ct d'allusions transparentes et dont les actes se prolongèrent indéfiniment, avee changement à vue et carnage général, Il est vrai que Shakespeare et Caldéron n'avaient trouvé rien de plus orné, lorqu’ils abordèrent le théâtre ; mais Goldoni s'abandonna à ces nécessités locales avec l'insouciance qui était dans sa nature,”

Ses principales comédies sont: Le père de famille ou La bonne mère, L'avocat vénitien, Le théâtre comique, Le carrefour ou Le café, Le flatteur, Le menteur, Le joueur, Le jaloux avare, La femme inconstunte, Molière, Térence, Torquato Tasso, Le cavalier et la Dame ou Les WNiyis- Lés, La partie de campagne, Les Rustres, Les servantes, Pamélu, Mariée, L'épouse persane, La Péruvienne, la Belle sauvage, ete.

I] mourut aveugle, à Paris, en 1792.

Alexandro Guidi (1650-1712), lyrique distingué, laissa les ÆZomélies de Clément XL, imitées en vers, une pastorale, Endymion, et d'autres pièces. Fortiguerra (1674-1736), composa des Canzoni À peu près oubliés et son poëme ÆRaciordetto, composition riante naturelle, enjouée, Eustachio Mambredi (1674-1739), fut poëte, philosophe, jurisconsulte, mathématicien, astronome et physicien, Frugoni (1692-1768) à de la chaleur, de l'énergie et de la facilité, ce qui n'empêche pas les Italiens de donner le nom de poésies Frugoniana à la poésie qui, sous un grand fracas de mots sonores, cache une indigence réelle d'images et de pensées. Apostolo Zcno (1668-1750), poëte et critique, fonda le Journal des lettrés, et fut le créateur de 12 tragédie lyrique, genre où il n’est surpassé que par Métastase. Il laissa 56 drames et 7 poëmes sacrés. Ses principales pièces sont: Mérope, Nitocrès, Papirius, Joseph, Andromaque, Hyménée, Mithridate et Jonathan. Gasparo Gozzi (1713- 1786) a un style pur. Ses meilleurs ouvrages sont : l'Observateur vénitien, publication périodique dans le genre du Spectateur d'Addison; Le monde moral, roman allégorique ; une Défense de Dunte, ete. Son frère, Carlo Gozzi, est le dernier poëte comique qui ait composé des pièces à canevas et qui chercha à conserver à ses compatriotes le mérite de l'improvisation sur la scène. Son canevas des Trois Oranges, est une satyre mordante qui engendra le genre fantastique, genre qu’il exploita encore

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danslescontes populaires: Dame serpent, Zobeide,le Monstre Deu-turqum, l'Oiseau vert, le Roi des génies, etc. Outre plusieurs imitations des théâtres français et espagnol, on a encore de lui un poëme intitulé, Abstraction, et une poésie comique Morphise Bizarre. Il mourut au commencement de notre siècle,

Giuseppe Parini (1709-1799) se fit connaître par son poëme la HMatinée, le Soir, le Midi, la Nuit. Alfieri l'a surnommé le premier peintre de mœurs de la noblesse, Le Parini, ajoute un autre critique, a excellé dans la satyre, il a fait preuve d'un talent original ; dans l'ode, il s’est montré penseur profond et il a de la vigueur ; mais cette vigueur va quelquefois jusqu'à la dureté. Sa versification est toujours châtiée et d'un goût sévère. Sa prose montre moins d’éloquence que ses vers, elle est cependant une des meilleures de l’époque.

Jean Carlo Passcroni (1713-1802) a laissé des Fables estimées, Ses Capitoli sont des satyres fines. Il laissa encore diverses pièces détachées et un poëme badin intitulé, Cicéron. Jean Baptiste Casti (1721-1803) composa des opéras bouffons, des poésies lyriques, des nouvelles, un poëme sur la cour de Catherine IT. et celui des Animaux parlants, allévorie poétique et satyrique contre les cours et les courtisans.

Melchior Cesarotti (1730-1808) est une des illustrations littéraires du XVIIIe, siècle. Il publia en vers les poésies d'Ossian, le Prométhée d'Eschyle, l'Zliade d'Homère, des Discours de Démosthène et un Cours raisonné de Littérature Grecque, le tout annoté et précédé de dissertations savantes, Ses Æssais sur les langues, sur le goût, sur les études, et son volume de poésie, La Vie des cents premiers Pupes, complètent ses œuvres. On lui reproche d'avoir exercé une influence fâcheuse sur la littérature italienne, en la poussant à une tendance Ossianique, et par l'emploi trop fréquent des gallicismes.

Alexandre Verri (1741-1816), législateur distingué, publia une Tlinde Abrégée, la vie d'Erostrate, Les aventures de Sapho et les Nuits romaines au tombeuu de Scipion, ouvrage qui a fait sa réputation, un Essai sur l’histoire générale d'Italie depuis sa fondation jusqu'à nos jours. Deux de ses frères, Pierre et Charles se distinguèrent aussi dans les lettres.

La littérature italienne au XIXe siècle s’honore de plusieurs noms qui jouissent d’une réputation européenne, L'éloquence, les sciences naturelles et l’histoire allaient de pair chez un grand nombre avec la

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