‹ Histoire abrégée de la littérature romaine, [microform]Chapitre 22 sur 39 · GENRES DIVERS · texte numérisé non relu

GENRES DIVERS

Varron (M. Ter e n tins \' a r r o^ s'occupa tantôt d'histoire, tantôt de toute sorte d'études spéciales. Né en 1 1 G, à Réate dans la Sabine, partisan de Pompée pour lequel il combattit en Espagne en 19 sans succès, Varron fut gracié par César, qui le nomma directeur

t de la première bibliothèque piibliijue; il fat proscrit en 4:î, réussit à s'échapper, et niosirut en ■.'] av. J.-C. Varron fut riiotnmele plus instruit et l'écrivain le plus

i fécond de l'antiquité romaine ; on le nommait polij^

histor (dans le style élevé) ; ses connaissances et ses

productions littéraires embrassaient à peu près tous

les genres imaginables.

Le nombre total de ses écrits s'élevait à plus de 70,

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/' '^^ les Romains par J. Y. r,o

qui comprenaient plus de 600 livres. Parmi ses productions poénques, le premier rang appartient aux SaturaeMenippeae voy. | 17). Les plus importantes de -^ ces œuvres étaient : libri IX <UscipUnari(m, encyclo- 4 pédie des sciences, entre autres de celles qu'on appela plus tard les sept arts libéraux, à savoir, le trivium : grammaire, dialectique et rhétorique, et le quadrivium: arithnétique, géométrie, astronomie, musique, et en outre, médecine et architecture ; — les I^nctgi- 4 nés ou hebdomades, en 15 livres, contenant des portraits des Grecs et des Romains illustres, avec de courtes explications en vers. L'archéologie romaine 'dormait le sujet des llbn MA <tntiqnitatum (les res -v humanae traitées en 25 livres, les res divinae en 16), et d'une série de monographies : <lr g ente populi 4ro)nani Aetia, aiiLa. explication de coutumes anciennes, etc. — L'histoire littéraire , était traitée dans de nombreux écrits, avec des détails particuliers sur la technique du théâtre ; la science du droit l'était dans les lil>ri X de jure elrili, la science du langage dans les /. XXV de lingua latlna, dont nous possédons les -^ livre.'. V-X, mais incomplets et corrompus (1) (Fensem jle du sujet est traité sans compétence) ; l'agriculture, dans les libri Jll rerani rustieari(m, conservés | pres(iue en entier, qui traitaient du labourage, del l'élève des bestiaux, des animaux de basse-cour et de la pisciculture (*2). Dans tous ses écrits, ce qui a le

41) E<lUionN du de llnjc»» latin»: E. Egger, Paris, 4- 1837, d'après celle de C.O. Millier, Leipz.,183o.

(2) Texte des lihri Jll reruni rasticaram dans les éditions d'ensemble des Scriplores rci rasticae vcieres latini, par ex., 1. M. Gessnrr, 2^ édit., revue par Ernesti, Leipz.,2 vol., 1773-74. — Tiadiiction dans lacollect. Nisard.

plus d'intérêt, c'est le fond ; Varron attache peu d'importance à la forme; aussi sa langue est très-inégale et présente un mélange d'éléments populaires et archai(|ues ; cependant il n'est pas rare d'y rencontrer de M l'humour », assez bizarre. Le point de vue de Varron est e-^sentiellement romain ; toutefois, il sait apprécier la civilisation grecque. Le grand nombre de sujets que traita Varron, le lit souvent mettre à profit pjir les anciens, particulièrement par St-Augustin ; c'est pour cette raison, que nous en possédons beaucoup de fragments (1).

On peut encore citer comme ayant écrit à cette époque dans des genres spéciaux : — dans la science du droit, S. S u 1 p i c i u s R u f u s, né en 1()5, consul en 51, et mort en 4:î, l'ami de Cicéron, et le juriste le plus instruit de son temps, auteur de nombreux ouvrages; — A. ofilius, son élève, non moins fécond, et très estimé, particulièrement de César; — C. T r e b a t i u s Testa, né en 90, qui était encore pour Auguste une autorité juridique ; il eut pour élève M . A n t i s t i u s L a b e o, iiO av.-U ap. .1 .-C, que sa vaste et profonde (audition, aussi bien que l'indépendance de son caractère et de son attitude politique rendait bien supérieur à son rival, le courtisan

préféré d'Augustt

Atejus Capito, :;4 av.-21

ap. J.-C. ; tous les deux furent de féconds écrivains. L'archéologie et la philologie furent représentées (en deliors de Varron) i)cu* P. N i g i d i u s F i g u 1 u s, mort en lo av. J.-C. qui écrivit aO livres de commen' tffrii gmmmatici et dilTérents traités sur la théologie

si

(1) Sur la vie et les ouvrages de Varron, lire le livre de G. Boissier, Paris, I8G1.

et les sciences naturelles; — par M. Verrius ^ Flacc u s, affranchi qu'Auguste choisit pour précepteur de ses petits-fils, et qui mourut sous Tibère ; d écrivit des fn^th et une œuvre archéologique très savante de verbonim signilïvalu - Pompejus Festus 4.+ en fit, probablement au deuxième siècle, un extrait dont nous possédons une partie, et qui a lui-même encore été abrégé par Paul Diacre sous Charlemagne ; malgré les corruptions qui résultent de ce travail d'abréviateurs, ce qui reste de l'ouvrage est encore plein de laits précieux (1); - Hygin (lui i us Myginus), , atTranchi d'Auguste, et directeur de la Bibhotheque \ palatine, écrivit de nombreux ouvrages sur la geographïe7f histoire, féconomie rurale, etc., ainsi que des commentaires sur Virgile. Nous possédons d'Hygin la | plus grande partie de ses 2n fabulac, manuel de mythologie, mais sous une forme qui n'est pas celle de ^ l'œuvre originale, et 4 Livres de astronomia (2).

En architecture, il nous reste de l'architecte Vitruve -f (Vitruvius PoUio) 10 livres de architectura (Livres 1-7, édifices ; L. s; aqueducs : L. 9, cadrans solaires; L. 10. machines). L'ouvrage, dédié à, Auguste, est plein de renseignements et très détaillé ; mais l'exposition est inégale, et souvent fatigante (o). i

il) Fragments de Verrius Flaccus dans Vedition dndc lingua latina d^Byirerixoy. plus haut, en note), et dans le I^e.tus d'Ottfr. Millier.

(2) Edition» d'Hyerln: B. Bunte, /aMac, Leipz., 1857, astronomica, Leipz. 1875; L. W. llasper, cZ. imagimbus coeli (pour caeli], Leipz., 1861.

(3) Editions «le Vitrnve: Rose et H. Mûller-Striibing, Leipz., 1867, avec un index de Nohl, 1876. ,.^„ «:„

Traduction avec texte et atlas par Tardicu et Lousin,

Paris, 1839.

La géographie , abstraction faite des ouvrages déjà nommés de Varron et d'Hygin, des récits de voyages, et des observations accidentelles qui se trouvaient dans les miivips fiistoriques et autres), reçut unetorte irnjMilsionpai- Ja levée du plan de l'empire romain projetée par résar, achevée par Auguste en 19 av. J.-C; Agrippa y prit une part importante en rassemblant des mdications orographiques, hydrographiques et topographiques, et en faisant exquisser une carte du monde.

Après sa mort, Auguste fît étal»iir, d'après cette esquisse, une carte du monde qui fut suspendue au portique désigné sous le nom d" Agrippa.

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