‹ Histoire abrégée de la littérature romaine, [microform]Chapitre 28 sur 39 · C. M art ha, Les moralistes sous l empire romain · texte numérisé non relu

C. M art ha, Les moralistes sous l empire romain

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aux pliilusoplies et aux rhéteurs païens. Cette lutte engagea nombre d'esprits puissants à tenter de rajeunir la philosophie ; tel fut entre autres Boèce (Anicius ManH-i^ Torquatus Severinus Boe tiu s ), gendre de Syunumiue (voy. ^ :>(;), eousul en 511). et condauHié à mort en 525 sur l'ordre du roi des ostrogoths Thôodoric, sous le prétexte d'un complot de haute trahison qu'd aurait tramé de complicité avec la cour de Constantinople.

(Quoique chrétien, lioèce était un admirateur enthousiaste de l'antiiiuilé classique; il traduisit beaucoup d'ouvrages grecs, particulièrement d'Aristote, et composa des traités sur les mathématiques, sur la grammaire, etc. ; il est surtout connu [)ar son de con- >^ohtfione, qu'il composa en prison. La Iangue"de^e\ traité, un peu précieuse, se comprend cependant assez aisément ; lii prose est mélangée à des vers de mètres fort variés: l'œuvre toute entière témoigne d'un sentiment moral très pur, pénétré de l'esprit de la philosophieancientie, de Platon surtout, et ne respirant que de loin l'esprit du christianisme. C'est à tort (ju'on attribue aussi à IJoèce des traités théologiques, par L'xomple sur la Trinité (1).

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