‹ Histoire abrégée de la littérature romaine, [microform]Chapitre 3 sur 39 · IV · texte numérisé non relu

IV

veulent parvenir à tout ; le travail se charge de l'assombrir, de lui enlever son sourire et son charme naturel ; mais le lalbeur et la réflexion j conviennent à Tàge mùr ; c'est donc dans sa maturité qu'une race laborieuse et réfléchie donnera le mieux la mesure de ce qu'elle vaut. Ainsi, la littérature romaine devait gagnera ne se produire que vers une époque déjà avancée, savante, enrichie par l'expérience et la tradition.

•^ On a dit qu'elle est toute d'imitation ; deux opinions contraires se sont traduites par ce même ^ repi'oche. Les uns ont pensé que l'influence hellé-

nique avait fait dévier le génie latin et qu'il avait perdu, dans une abdication servile, sa propre sève et sa verdeur native. Faut-il, en eflet, déplorer l'invasion de l'hellénisme dans la prose et surtout dans la poésie romaines, et reprendre à notre compte, en lui donnant un sens dogmatique et détourné, le vers de Naevius : Obliti 4- nunl Romac loqitier lùigua lalinn ^ Mais d'abord n'oublions pas que les Latins sortaient de la même souche que les Grecs, qu'ils sontfdeux branches Y d'une même famille,; que c|e JauiJ^m^^^^^ par la ' Sicile et la cote méridionale de la péninsule, par Cumes, qui n'était distante que d'une cinquantaine . ^C' lieues, Rome communiqua avec la Grince et de bonne heure connut les poèmes d'Homère (3).

{■\) \n\. .1. A. \\\\\\^la Lt'ijcaOc d' i:,ï''e acant Virgile,

Puis, si Ton songe que le génie latin n'était ni prompt ni facile, que les ressources de la langue étaient singulièrement pauvres, si l'on reconnaît, malgré quelques fragments remarquables, la médiocrité littéraire des débris du latin archaïque, comment blâmer les Romains d'avoir cherché des maîtres et d'avoir pris les meilleurs, de s'être mis à la plus glorieuse des écoles, et d'avoir recueilli leur part dans l'héritage de la race? Il en est des peuples ainsi que des hommes : celui qui, pour rester lui-même, dédaigne de mettre à profit le travail des générations antérieures, celui-là prétend à une chimère qui est de se créer soi-même de toute pièce, et se prive volontairement de l'avantage d'être venu après d'autres et d'ajouter à ses ressources naturelles le bienfait de leurs acquisitions Le rapprochement avec le dix-septième siècle français a déjà été fait ; il s'impose tout naturellement. Nos classiques n'ont pas agi d'une manière autre que les Romains ; aussi ont-ils encouru, de la part de certains critiques, le même reproche. On a blâmé la renaissance et le dix-septième siècle de s'être tournés vers l'antiquité, d'avoir ainsi corrompu le génie national, et l'on a opposé à leur œuvre si belle le prolongement imaginaire de notre triste moyen âge : mais, à prendre la réalité, quelques pages curieuses, quelques vers légers et naïfs sont demeurés les trop maigres résultats de tant de siècles et d'efl'orts. La lumière nous venait de la Grèce et

do Rome : à Rome, elle vennit d'Athènes, et ce n'est pas seulement pour l'éloquence qu'un romain ^ pouvait dire avec Cicéron : Mnriwe wihi occurrunt^ Ailice, et quasi laccitt Alhenae tune (4).

Une autre opinion très répandue, presque générale, n'en veut pas aux Romains d'avoir imité les Grecs, mais voit dans cette imitation leur seul titre à la gloire et leur dénie, ou peu s'en faut, toute espèce d'originalité. On demanderait volontiers à ceux qui partagent ce sentiment pourquoi, si Virgile n'a fait que copier Homère, eux-mêmes le mettent au-dessus d'Apollonius de Rhodes ou de Quintus de Smyrne ; et si Properce n'offre qu'une image de Callimaque, pourquoi préférer le portrait au modèle ? C'est qu'en réalité Rome n'a j- pris à la Grèce que la forme : le fond est demeuré latin. L'a me de la Grèce et l'àmè^Se^ Rome sont bien différentes. < )n concède assez volontiers aux Romains les mérites de l'exactitude, de la réflexion, de la gravité ; on leur accorde même un certain avantage dans la prose, dans le style juri-

-j. j^ dique et lapidaire, la} brevïtas i/nperalorïa^: cette concision souveraine, devant laquelle il faut bien par instants bon gré mal gré se soumettre ; mais il y a deux caractères profondément empreints chez eux, et que l'on a moins souvent mis en lu-

/: -f- mière : Tindividualisme et la moralité. La pauvreté relative de la langue, le sentiment fidèle de

la discipline, le goût de l'équilibre, la timidité dans l'innovation imposaient aux œuvres latines un nombre restreint de procédés de style et de métrique, par conséquent une surface commune, un premier aspect un peu monotone ; mais si l'on pénètre mieux, on admire d'autant plus qu'avec ce peu de ressources les écrivains de Rome aient aussi bien appris à marquer leurs livres d'un ^cachet personnel; soumis à l'obligation d'user ii sans cesse de lieux communs, ils se sont ingéniés 1 » tour à tour à les renouveler, à les rajeunir, de sorte que des auteurs, qui au premier abord semblent de la même famille, révèlent au contraire au lecteur attentif des tempéraments fort éloignés les uns des autres. Quoi de plus semblable, à première vue, que la plupart des distiques d'Ovide, de Properce, de Tibulle ou de Lygdamus ? Ce sont les mêmes images, le même vocabulaire, les mômes dispositions de mots, à peu de chose près ; mais dans ce peu de chose chacun a su mettre son empreinte, de sorte qu'un lecteur familier avec l'élégie romaine n'y pourrait être que rarement trompé. On a remarqué (5) que la religion des Romains, se réduisant à peu près au culte et ne se composant guère que de pratiques, r était, sous une apparence d'uniformité, tout à fait personnelle et changeait aisément d'un homme à l'autre ; il est permis d'étendre la môme obser-

i'i) CicKRoN. lîrutus. 7. 20.

(5) Cf. BoissTER, la Religion romaine^ t. I, p. 218.

vatioii à leur littérature : rarement on s'est trouvé en présence d'une aussi grande diversité de talents et d'idées sous des formes aussi peu

, variables et aussi traditionnelles.

J'ai dit que la moralité est un des traits les plus frappants du caractère latin . Etranger aux vastes conceptions qui cherchent à expliquer l'existence du monde et le problème de la vie, un

' romain ne prendra de la philosophie que ce qui 4- touche directement à la morale quotidienne, so-

; ciale ou individuelle : les systèmes sur la nature des choses n'auront pour lui d'intérêt que s'ils lui < donnent des raisons de choisir entre le plaisir ou la vertu, ou des couleurs pour justifier un choix déjà fait ; il ne verra que cela, mais il concentrera sur ce point toute la force de sa pensée, toute l'industrie de son talent. Nier que le peuple romain ait été le plus moral de l'antiquité, en s'appuyant sur sa conduite dans la guerre vis-à-vis des autres nations, sur ses violences ou ses perfidies, ce serait prendre la question par un côté faux. Sans doute, lorsqu'on invente la légende de

"t î!ɧ"l"^ P^"^ ^^^'^^ oublier d'abominlbl'es traitements"" commis sur des prisonniers carthaginois, on double une cruauté d'une hypocrisie ; mais faire le mal en sachant que l'on fait mal, c'est être, en même temps que plus coupable, plus éclairé : se défendre d'une mauvaise action par un mensonge, c'est reconnaître et dire à tous qu'une telle action est mauvaise. Le peuple qui a porté si loin et si haut la science du droit, qui a

donné aux vaincus les bienfaits nouveaux de l'ordre et de la sécurité, quia dompté d'immenses pays par la supériorité de son organisation, ce peuple a fondé son empire sur ses mœurs (6), il a moralisé le reste du monde.

Ce qui domine dans l'activité romaine et dans ses diverses manifestations, dans la littérature comme dans la politique, c'est le bon sens ; disposition plus favorable, il est vrai, à la perfection de la prose qu'à celle de la poésie. Mais il ne faudrait pas faire à la poésie l'injure de la croire inconciliable avec le bon sens ; lorsqu'il s'élève à une certaine hauteur, il peut prendre, lui aussi, un caractère d'idéal. C'est par là surtout que la France et Rome se donnent la main : la mesure, la raison, la clarté, leur sont des qualités communes ; aussi entrons-nous, comme on l'a dit, de ^ plain-pied dans la littérature latine (7) ; nous nous y trouvons chez nous, nous nous y reconnaissons, «c Nous avons été romains autrefois » (8); c'est à Rome qu'il faut chercher l'origine de notre grande littérature, et en quelque sorte nos premiers classiques. Sans doute, on a raison d'étudier la Chanson de Roland au point de vue philo-

((>) Moribiis anflquis res stat romana viHsqtie (Ennius).

(7) Sainte-Beuve, Poésies, «'pîtiv :'i M. Patin ; toute la pièce est à lire.

(8) E. Benoist, Oeuvres deVhy/ile, jirande édit., t. III,

ntrod. p. 21.

logiqno of d'y reconnaître, an point de vue littéraire, de réelles beautés ; niais la tradition de la poésie fraur-ni^^o, qui rcMnouic^ de Musset à

-- Chéiiier, de Ciiéniur à Racine et à La Fontaine, se rattache bien plutôt à Virgile qu'à l'auteur d'un poème qui nous fait sortir tout à fait de nos habitudes d'esprit. Cela est toUernent vrai, que le moyen âge lui-même ne s'y est pas trompé : il

f s'est tourné d'instinct vers Virgilo, v^rs celui qu'il nommait V enchanteur Qi qui n"a pa. r.ssé de l'être, dans un autre sens. De nos jours surtout, en face d'une activité littéraire d'où naissent des (Buvres remarquables , mais parfois entachées d'excès et d'invraisemblance, il est bon de se retourner vers les époques disciplinées et correctes, vers les siècles sobres et modérés, de se retremper de b-mps à autre aux sources calmes. Aussi bien qu'il y a trente ans, on peut dire avec Sainte-Beuve : « Jamais la littérature latine, étudiée dans sa période classique, dans sa nuance d'Auguste, avec ce qu'elle offre de digne, de grave, de précis, de noble et de sensé, n'a été plus nécessaire qu'aujourd'hui. » (9^

Ainsi donc tout -- rmmi pour taire un devoir à l'Université de fortifier les études latines, pour encourager les jeunes gens à y prendre goût, les pères de famille à n'y point soustraire lniuy. <Miiants: la connaissance de la

• ^\iNTF-lîir\., K/udesur Virgile, p. 107.

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langue et de la littérature latines sont nécessaires pour la connaissance sérieuse de la langue et de la littérature françaises ; c'est par elles que nous avons un plus facile accès aux beautés si merveilleuses, et déjà lointaines, de la civilisation grecque ; enfin, en négligeant d'apprendre le latin, on se condamne à ignorer des chefs-d'œuvre qui méritent d'être connus pour eux-mêmes ; on laisse dans l'ombre des hommes qui, bien que nourris d'hellénisme, furent doués d'un tel génie qu'ils ne sauraient passerpour de simples imitateurs, Virgile ou Cicéron, d'autres que l'on ne peut guère rattacher à un modèle grec. Tacite écrivain de premier ordre, « le plus grand peintre de l'antiquité » , Liicainqui nous transmet si bien l'éclat delà majesté romaine. C'est en vain que l'on accuserait l'étude de l'antiquité latine de nuire, en leur dérobant des heures, à des connaissances d'un ordre plus pratique : on a déjà répondu, et il faut le redire, que les sciences physiques, par exemple, ne sont pas davantage indispensables au plus grand nombre (10). On peut vivre, travailler, être un fort honnête homme sang avoir la moindre notion de physiologie ou de botanique ; il n'en est pas moins vrai que des connaissances élémentaires, acquises pendant nos premières années dans l'une et l'autre de ces sciences, nous donnent

10) Voyez là-dossus Patin, Etudes sur la poésie la- Une. I, p. 20 et suiv.

du monde et de nous-inc^me m\e conception plus juste, plus éclairée, une impression d'ensemble qui survitpour toujours à l'oubli des détails; elles contribuent ainsi à Téducation morale, personne ne songe à le contester. Il n'en est pas différemment des études de langue et de littérature anciennes, à condition, bien entendu, qu'elles reposent sur un fondement solide et ne se dissipent pas en une rhétorique nuageuse : il serait singulier que la familiarité, contractée pendant les années de l'enfance avec le génie romain, avec les œuvres du peuple le plus pratique qui ait jamais existé, n'eût pas pour ettet de développer

-^ justement pour l'avenir le sens pratique. C'est à quoi doivent réfléchir les parents qui redoutent de voir leurs fils perdre à des travaux d'imagination un temps qui pourrait être plus utilement rempli. S'il ne s'agissait que de former des latinistes, bien qu'il y ait un devoir de patriotisme à faire sur ce terrain une figure convenable visa vis de nos voisins, il serait Injuste de sacrifier aux ambitions savantes de quelques-uns les goûts et les besoins du plus grand nombre : mais il y a dans le maintien et la consolidation de l'enseignement classique quelque chose de plus, un intérêt

Xde morale sociale, d'éducation civique, qu'il ne faut pas perdre de vue. L'Allemagne et l'Angleterre prennent plus que jamais souci de ces études : ce n'est pas à nous, héritiers directs de Rome, qu'il conviendrait de les laisser dépérir ; nous ne

leur sommes pas seulement redevables de jouissances intellectuelles, qui ont aussi leur réalité ; avec l'élévation du goût, nous leur devons pour une bonne part celle des sentiments ; et les traditions de bon sens, de discipline et de travail, qui sont le patrimoine de la race, subiraient par leur affaiblissement une inévitable atteinte.

Nous ne manquons pas en France de travaux éminents sur la littérature latine ; mais nous n'avons pas un manuel qui résume dans un en* semble aussi complet que possible, au point de vue des faits, l'histoire de cette littérature qui donne sur les dates, la biographie, les œuvres de chaque écrivain les résultats acquis jusqu'ànouvel ordre par la science, y ajoutant sur le talent et le rôle de l'auteur une appréciation rapide et conforme à l'opinion dominante de la bonne critique; ouvrage indispensable cependant, non-seulement aux étudiants de nos facultés, mais aux élèves de nos lycées, ouvrage utile aux gens du monde qui tiennent à se procurer à l'occasion un renseignement exact, aux professeurs eux-mêmes qui ont parfois besoin d'un mémento. Je ne veux pas dire que, l'on doive tenir pour non a\;enus des livres composés avec méthode comme celui de A. Pierron, où la verdeur du style ajoute encore à la valeur d'une critique consciencieuse, ou brillamment écrits et faciles à lire comme les deux volumes un peu superficiels de Paul Albert ; mais, en tant que livres de renseignements, ces deux ouvrages

ne sont plus au courant de la science, ne l'ont môme j.iinnis; été suffisamment, et so tiennent à une trop grande hauteur au-dessus des textes pour ne pas les perdre souvent de vue. Le travail estimable de M. de Caussade serait mieux approprié aux besoins du moment, si lauteur ne s'était pour ainsi dire arrcté à mi-chemin dans sa tentative, confondant trop souvent des sources d'une valonr iné^nlo. et restant fort en retard sur un trop t^rand nombre de points. Quant au résumé de R. Lallier, il a été écrit pour une destination spéciale, l'enseignement des jeunes filles : il peut rendre service aux «Hèves des facultés et des lycées, il ne saurait leur suffire. Nous possédons, il est vrai, une traduction de l'Histoire de la littérature latine de Teuifel ; mais, d'une part, on a eu le tort de commencer cette traduction sur la troisième édition allemande, déjà un peu ancienne, dans le moment inrine où M. Schwabe préparait la quatrième, qui a paru depuis; d'autre part, ce grand ouvrage elt'raie les étudiants, qui ne savent pas toujours s'en bi^n servir, et n'est pas accessible à toutes les bourses.

Dans ces circonstances, il m'a semblé utile d'offrir au public français une traduction d'un précis déjà traduit en Angletcire et en Italie ; l'auteur de ce petit livre, M. Hermann Bender, professeur à Tubingue, est un écrivain distingué connu par diflerents travaux, entre autres un grand ouvrage de vulgarisation, Rome et la vie

romaine dans ranlif/idfé, et une Anthologie des poètes Jrfti})s. M. lîendoi'. qui a surtout suivi Teufiel, a apporté dans son travail d'abréviateur des qualités personnelles ; il a légèrement remanié le plan de son modèle, et il l'a fort sensément adapté aux exigences d'un livre élémentaire. Les jugements qu'il porte sur les ('crivains latins sont le plus souvent équitables et représentent presque toujours l'opinion généralement répandue : d'ailleurs, on n'est pas forcé de les adopter; je me suis permis sur quelques points d'indiquer en note mon dissentiment. Sur ces questions de critique littéraire, nos étudiants sont suffisamment pourvus : ils ont à leur disposition les livres de MM. Patin, Nisard, Martha, Boissier, E.l^enoist, pour ne nommer que les principaux ; un candidat à la licence, ou même un bon élève de rhétorique, n'est pas en droit de ne pas les connaître. Ce que leur offrira le précis de M. Bender, c'est un tableau d'ensemble, une série d'indications sur lesquelles ils appuieront le reste de leurs études.

Un de mes anciens élèves, M. Jules Vessereau, boursier d'agrégation à la faculté des lettres de Poitiers , s'est chargé de la traduction ; j'y ai, pour ma part, ajouté des notes qui sont presque toutes bibliographiques. Deux motifs m'ont décidé à leur donner ce caractère : nous avons été trop longtemps habitués en France à nous contenter, surtout pour les auteurs latins, de

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maiivnisos éditions classiques ; c'est depuis quelques années seulement, sous l'impulsion de M. E. l^enoist, que cet état de choses a cessé ; nos étudiants ne sont pas tous suffisamment avertis de cette utile révolution. En second lieu, c'est avant tout par la lecture constante des textes que l'on connaît une littérature ; c'est en lisant les auteurs eux-mêmes qu'on se forme un jugement personnel et qu'on apprend une langue. On voudra bien se reporter à ce que je dis plus haut du but que, mon collaborateur et moi, nous nous sommes proposé en traduisant le manuel de M. Bender, pour comprendre la méthode que j'ai suivie dans le choix des (''ditions : j'ai cité les éditions classiques ; les éditions annotées en français ou en latin, de préférence ; les éditions étrangères, allemandes ou anglaises, à leur défaut ou parfois à cot*' d'elles ; les meilleurs textes ; enfin, j'.ii cru bon d'indiquer pour quelques auteurs certaines éditions savantes, très célèbres, qu'il faut connaître de nom, quand même on ne sej^ait pas appelé h s'en servir immédiatement (11).

(M) Je u'ni [tas tMiteridii donner aux in<heations biblio- ^ra})lii((iios un caractère d'exclusion : ])arce que je ne iioiiniie pas une édition, U ne s'ensuit pas (pie je prétende la condamner; mais, pour conserver à ce livre son caractère sommaire et pi-atifiue, j'ai dû ne signaler que l<s è.litions les meilleures, surtout les mieux appro- Itrièes aux besoins des étudiants. Je ne rèi)ouds point «Tailleurs de <{uel((ues (tmissions involontaires, inévitables dans uti travail de cette nature.

- Je signale, dés maintenant, deux ouvrages utiles qui, par leur caractère d'anthologie, ne se rattacheraient à aucun auteur spécialement : Etudes litléraires sur les grands classiques la lins, (î. Merlet, Paris, 1884; Anthologie des poètes latUs, H. b'allex, 2 vol.. Paii ;. 1878. '

Tel qu'il est, avec ses imperfections, notre travail nous a paru pouvoir rendre quelques services, et c'est à ce titre que nous nous sommes permis d'en oftVir la dédicace à M. Chassang, un des maîtres qui ont le plus et le mieux contribué au progrès des études classiques dans notre pays.

F. PLESSIS

Caen^ octobre 1884,

l^in tammi. -aigjaiflhiijMHBlii

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PRÉCIS DE 1/IIISTOIRE

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