‹ Histoire abrégée de la littérature romaine, [microform]Chapitre 9 sur 39 · IG · texte numérisé non relu

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et des rhéteurs grecs étal)lis à Rome n'eut pas plus de résultat :

('ii;i<'. i;i VA\)\-A iVrmn viclorom copit et nrtos Intulii a^rosti Latio.

(Hor. q)ist. II, 1, 150 sqq.)

Cette marche progressive de rinQuence grecque eut deux résultats : d'une part, il n'y eut que les classes supérieures à se laisser entraîner par le courant des idées nouvelles ; de l'autre, les écrivains qui voulurent persévérer dans les voies nationales, ne purent pas se maintenir à la hauteur de la culture intellectuelle de l'époque, et perdirent les qualités qui les auraient fait bien accueillir de la société cultivée. Ennius, le : poète grécisant, tait époque pour le rythme et pour la langue : en introduisant l'hexamètre et en fixant la quantité des syllabes, il fit disparaître toutes les indécisions qui existaient à l'égard de la quantité, de la position, etc., dans le vers saturnien et dans la métrique scéiiique : aussi coiitrihua-t-il beaucoup à la formation de la langue liltéraire. En poésie, le théâtre, ou plutôt la comédie, reste encore au premier plan, mais il témoigne de rinfluence prépondérante de l'imitation grecque ; à c.'.té se place l'épopée, représentée principalement par Ennius. Dans le domaine de la prose, nous assistons aux débuts, d'ailleurs très honorables, de l'éloquence, de l'histoire et de la jurisprudence. Cependant, malgré les progrès considérables que firent les Romains durant cette période, tout conserve encore un caractère archaïque qu'on ne goûtait et qu'on ne comprenait plus guère à l'époque classique (cf. Hor., epist. If, 1, 50, sqq.), mais qui re- < trouva de vives sympathies au deuxième siècle de

notre ère. Parmi les poètes de cette époque, Ennius. le patriarche de la poésie, fut le seul qui obtint l'estime des hommes tels que Gicéron. Mais le premier en date de ces poètes est Livius Andronicus.

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