RAMEA IJ
naire et la ville Je Dijon le nomma membre de son Académie, en l’exemptant de l’impôt, lui et sa famille.
Rameau, en dehors de ses œuvres théoriques et de ses opéras, composa un certain nombre de cantates et de motets à grands chœurs et quatre recueils de pièces de clavecin.
Si Rameau fut un harmoniste parfait, on peut dire qu au point de vue dramatique il resta incomplet. Ses airs sont imités de ceux de Lulli. mais la mélodie est souvent bizarre et les intonations imprévues. La symphonie chez lui est assez savante et les accompagnements sont compliqués. Il paraissait doué pour la musique de danse, et affectionnait volontiers les roulades.
Rameau sentit tout ce qu'il y avait d’imprécis dans les traités de composition musicale, et après avoir parcouru les indigestes compilations de l’époque, il imagina, dit Fétis : « une théo-
<( rie d’apres laquelle tous les accords sont engen- « drés par une supposition ou superposition d’un « certain nombre de tierces majeures ou mineures,
« ou dérives par le renversement de ces agrégations « primitives de tierces. Ce système ne donnant <c que l’accord parfait majeur, Rameau n’y puisa <( que les proportions de la tierce majeure et de la « tierce mineure par les ut, mi, et mi, sol, pour en <c former toutes ses combinaisons de tierces. Rétablit « ensuite qu il y a deux accords parfaits, l’un ma-