CHAPITRE IX
DALAYRAC, GARAT, GOSSEC, ROUGET DE l’iSLE
Dalayrac naquit en iy 54 à Muret. Son père, suddélégué de la province de Gascogne, prétendit en faire un magistrat, mais lui fit apprendre le violon. Cette étude absorba le jeune homme au point de lui faire négliger le droit. Inquiet, le père de Dalayrac fit cesser les leçons, ce qui n’empêcha pas le jeune musicien de jouer de son instrument dans quelque recoin obscur. Afin de lui enlever toute velléité musicale, on le fit admettre aux gardes du comte d’Artois, fâcheuse idée, carie séjour de Paris permit à Dalayrac de se lier avec des compositeurs, notamment avec Grétry.
11 débuta par une cantate donnée à la loge des neuf sœurs en l’honneur de Franklin envoyé d’Amérique pour solliciter l’appui de la France. En 1781 il donna ses deux premiers opéras-comiques, le Petit Souper et le Chevalier a la Mode, puis l’année d’après