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CHAPITRE XIII

P A K K ET MCOLO

Paër naquît a Parme en 1771. Il reçut les leçons d’un organiste inconnu de la ville, mais le contrepoint avait pour lui peu de charmes, aussi lorsqu'il eut quelques légères connaissances, se livra-t-il à la composition. Sa première partition, un opéra-bouffe, Locanda de Vagabundi, était remplie de bonnes intentions, mais le retentissement fut plus grand pour son second ouvrage i Pretendi burlati, dont les mélodies parurent très fraîches.

Les vingt opéras qu’il composa en dix ans sont imités du genre de Paesiello et de Cimarosa. Paër ne changea son genre qu'au cours d’un voyage a Vienne en 1797 où il entendit les œuvres de Mozart. Dès lors on le vit soigner l’instrumentation, rechercher les effets et la pureté du style. Ce changement est surtout appréciable dans les ouvrages suivants, la Camilla, i Fuorosciti, Achille et Sargi/10.

Paër était maître de chapelle de l’électeur de Saxe lorsque Napoléon entendit ce dernier ouvrage qui lui

PAÜIt ET NICOLO

plut au point qu’il offrit au compositeur 5o ooo francs par an pour diriger la musique particulière de la cour, qui se composait de six cantatrices dont les plus célèbres furent M ,nes Grassini, Paër et Giacomelli et les chanteurs Barilli, Festa et Brizzi.

Paër s'endormit dans les mollesses de la cour et se laissa vivre, savourant les délices d’une popularité qui eût pu facilement faire de lui un chef d’école. Son triomphe fut un opéra-comique en deux actes, le Maître de Chapelle, dont le premier acte seul est resté au répertoire. Il prouve tout ce que l’art pouvait attendre d’un musicien aussi bien doué. Paër mourut en 1839.

Ln compositeur estimé, contemporain de Paër, fut Aicolo, qui naquit quatre ans après lui, en 1775, a Malte, d’un père français. Destiné a l’état militaire, Nicolo suivit d’abord des études scientifiques et fut même reçu aspirant de marine. La Bévolution française modifia sa carrière, et il quitta la flotte pour le commerce. II y montra du reste peu de dispositions. Retourne a Malte, il prit des leçons de composition d’un vieil artiste nommé Michel-Ange Vella, puis du maître de chapelle des Chevaliers de Malte, nommé Azopardi, célèbre par un traité de composition, de fugue et de contrepoint.

Nicolo s’embarqua pour Naples ou il séjourna

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