‹ Histoire abrégée de la musiqueChapitre 32 sur 69 · NICOLO · texte numérisé non relu

NICOLO

quelque temps. De là il passa à Palerme où il connut M. de Rohan, grand maître de l’ordre de Malte qui le désigna comme organiste de la chapelle des Chevaliers à Malte. Quand les troupes françaises évacuèrent Tile, Nicolo se rendit à Paris où il se lia

d’amitié avec Kreutzer.

Soutenu par ce dernier et appuyé par un bagage dramatique assez considérable, celui des pièces qu’il avait fait jouer au théâtre de Malte, telles que l'Ini promptu de Campagne , le Tonnelier, Renaud d’Ast, les Deux Avares, Nicolo put se faire jouer en 1799, l'année même de son arrivée à Paris. La Statue, la Femme Avare , le Tonnelier eurent peu de succès, mais les Confidences , le Médecin Turc, Léonce, Michel-Ange, T Intrigue aux fenêtres furent les ouvrages les plus saillants de son répertoire très populaire.

A ce moment Nicolo régnait en maître à F Opéra- Comique. Rerton pouvait seul lui disputer la place ; quant à Boieldieu, il était parti pour la Russie. Aussi ne compte-t-on pas moins, en l’espace de six ans, de quatorze opéras-comiques écrits par le fécond compositeur. L’écriture n’était pas toujours irréprochable et la recherche de l’effet constituait souvent l’unique visée de Nicolo. Pourtant, les auteurs s’accordent à reconnaître une facture plus soignée aux trois ouvrages suivants : Joconde, Cendrillon, Janot et Colin ; le premier surtout a suffi pour perpétuer le nom de son auteur mort en 1818.

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