‹ Histoire abrégée de la musiqueChapitre 44 sur 69 · GLUCK · texte numérisé non relu

GLUCK

Orphée, opéra en trois actes, paroles françaises de Moline, musique de Glück, fut représenté le 2 août 1774 à l’Académie royale de musique, mais auparavant Glück avait composé sa partition sur un livret italien de Calzabigi, et la représentation en avait eu lieu en 1764 à Vienne. Le librettiste italien inspiré par A irgile avait su tirer des Géorgiques un poème fertile en situations dramatiques.

Moline suivit assez fidèlement dans sa traduction le texte de Calzabigi 5 mais Glück dut transposer pour le haut-contre de Legros le rôle écrit pour la sopraniste Guadagni; il y joignit quelques traits parasites et des notes d’agrément. Heureusement M ,,,e Pauline Viardot, inimitable dans ce rôle, nous rendit en le transposant les effets primitifs de Glück.

Au début, l’action s’ouvre sur les funérailles d’Eurydice. Un chœur sombre commente la douleur de l’assistance interrompue par les plaintes d’Orphée, en syncopes, d’un effet de tristesse saisissant. Resté seul,

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