SYMPHONIE EN SOL MINEUR DE MOZART
L’andante, en six-huit, contient deux reprises ; le sentiment qui s’en dégage est d'un charme exquis. La cadence finale avec les triples croches en triolet aux premiers violons produit sur les auditeurs un effet certain.
Le menuet, écrit à trois-quatre en si bémol, est suivi d’un trio en sol majeur qui s’enchaîne. Enfin le finale (allégro assai) écrit avec un c barré à 1 armure, se joue en deux temps, dans un mouvement uniformément accéléré. 11 contient deux reprises et est ramené à la seconde dans le ton initial de la symphonie. Les gamines descendantes des violons, l’intervention habile du hautbois, des bassons et des cors font de ce finale un des modèles du genre.
Le Conservatoire a donné, dans le répertoire de ses concerts, la première place à cette symphonie qui, conçue sur un plan plus large que ses devancières, révèle un changement de manière. On peut dire qu’elle prépare l’œuvre future de Beethoven.
La Sonate pathétique.
Opéra 1 3. 8 e sonate.
(beethgven)
Cette sonate en ut mineur, dédiée au prince Lichnowsky, est certainement la plus célèbre de toutes puisque Beethoven de son vivant corrigea les épreuves de la trentième édition. L'adagio de la pathétique passe pour un modèle de grandeur calme, et les arrangements de Czerny ou de Greulich, la métronomisation de Moschclès, n'en ont pas modifiél’allure.
La phrase de l’adagio rappelle celle de la sonate en ut mineur (opéra io) et se rapproche un peu de la manière de Weber dans le Freischiitz. Le rondo paraît peut-être un peu sautillant étant donné l'héroïsme de la sonate, mais il doit être interprété pathétiquement ; il ressemble d’ailleurs au finale du quatrième quatuor en ut mineur de Beethoven. Les exécutants remarqueront la 78 e mesure de ce rondo, phrase syncopée qui égale la rentrée des contrebasses jouant en pizzicati sur la tonique de la bémol dans le finale du septuor.