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LA SONATE PATHÉTIQUE (BEETHOVEN

L’introduction (grave) peut se comparer à celle de la dernière sonate op. m de Beethoven. On y voit comme un reflet de la vie du maître remplie de déboires et d’amertumes.

Le critique de Lenz raconte dans son ouvrage sur Beethoven qu’il existait en Russie une sonate pathétique de Lipàwski qui rappelle le style de la sonate de Beethoven « dans les choses secondaires, dans la notation, dans les accompagnements, dans la manière d’entrecouper un allégro de quelques mesures d’un adagio épisodique, dans le patron, dans la disposition, dans l'inlitulé. » On a supposé que cette sonate était antérieure à celle de Beethoven, parce que Lipàwski jouissait de toute sa célébrité en l’année 1790, alors que la pièce de Beethoven ne parut qu’en 1796; mais il semble au contraire que la sonate russe est en réalité postérieure à celle de Beethoven, dont elle serait une pâle imitation.

Il est à remarquer que le scherzo manque dans la sonate pathétique. Elle débute par un quatre temps, grave, relativement bref, dix mesures d’exposition terminées par une chromatique suivie d'un point d'orgue, que nous retrouverons deux fois dans le cours de l’allégro qui suit, comme un rappel du premier motif et destiné à tempérer l'ardeur de cet allégro à quatre temps en mi bémol que l’exécutant doit jouer con brio, sans pour cela exagérer le mouvement.

A la quarantième mesure une marche de basse

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