IOO LA SONATE PATHÉTIQUE (BEETHOVEN
de quatre notes forme l’appui d’un délicieux passage en appogiaturcs que nous retrouverons plusieurs lois dans le cours de l’allégro et qui doit etre interprète avec un mol abandon. Une rentrée de dix mesuies en gammes descendantes très liées ramene le motif grave du début qui disparait presque aussitôt sur un decrescendo. L’allégro reprend ensuite avec une nouvelle vigueur, mais cette fois en ut et avec un développement presque identique au premier motif. Pourtant, au bout de soixante mesures, le ton initial reparaît, et l’allégro se termine après une réapparition du grave sur quelques mesures d accords plaqués.
L’adagio canlabile en la bémol est un des plus curieux de Beethoven en ce sens qu’il indique un changement de manière 5 il est tout a fait romantique. Le cantando demande à être rendu avec beaucoup d’expression et les batteries de la main gauche doivent se faire très égales, tout en laissant beaucoup de fermeté aux deux noires tondamentales de la basse. Un crescendo sur deux toniques de ré naturel et ré bémol exprime bien le pathétique du thème développé : tout ce qui suit est d’une teinte douce et mélancolique qui continuera jusqu au point d orgue final, à l’exception des trois avant-dernières mesures, très fortes et qui forment le contraste presque obligé de la terminaison.
Le rondo plus développé que l’andantc doit cire lié à la main gauche, justement pour lui éviter ce