‹ Histoire abrégée de la musiqueChapitre 50 sur 69 · ÆS SAISONS (HAYDN · texte numérisé non relu

ÆS SAISONS (HAYDN

à quatre parties, qu’on a plusieurs fois imité, suivi d’un air de basse, plein d’une émotion agreste:

Le laboureur s’empresse »

Il mène aux champs ses bœufs,

terminé par une fugue dont les paroles expriment la louange en l'honneur de l’œuvre de Dieu.

Un air de basse encore sert de début à la seconde partie, Y Eté, enchaîné à un chœur vigoureux qui célèbre les bienfaits du Soleil.

On admire beaucoup un air pour ténor chanté par Lucas « Soleil , ton poids est trop lourd », qui exprime bien en elTct la lassitude physique du travailleur des champs. Le chœur de l’orage, avec les elTets un peu primitifs qu’Haydn avait à sa disposition, reste comme une page remarquablement écrite.

La troisième partie, Y Automne, renferme le chœur de la chasse, un modèle du genre, que Méhul a pris comme type dans l’ouverture du jeune Henri. Tous les incidents d’une chasse y sont reproduits avec une scrupuleuse fidélité.

Le chœur des vendangeuses annonce Y Hiver, la quatrième partie, où Ton ne voit guère à citer que la chanson du Rouet.

Haydn a montré dans cet oratorio son grand amour de la nature. Sa forme est claire, d’une limpidité absolue et les idées y sont sereines et calmes.

Le Conservatoire a exécuté Les Saisons en 1867, sur une traduction française de M. Roger. Depuis on

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