‹ Histoire abrégée de la philosophie (volume 2)Chapitre 3 sur 156 · Emmanuel Chrysolore , philosophe et littérateur de · texte numérisé non relu

Emmanuel Chrysolore , philosophe et littérateur de

Il —

Constantinople , fut envoyé par Jean Paléologue vers les princes chrétiens de l'Occident , pour solliciter des secours en hommes et en argent contre les Turcs. Après quelques années d'absence, il retourna à Constantinople , revint en Italie , occupa des chaires publiques , à Florence , à Milan , à Pavie , à Venise et à Rome : il eut beaucoup de disciples et mourut, en -1415, à Constance, où il était allé avec les cardinaux , envoyés par le pape , pour fixer le lieu du concile général que demandait l'empereur Sigismond.

6.° Jean Chrysolore , neveu et élève du précédent , marcha sur les traces de son oncle et soutint sa gloire ; mais il mourut, en 1427 , dans un âge peu avancé.

7.° Philelphe naquit à Toîentino, en 4598. Après avoir fait de brillantes études en Italie et professé la rhétorique à Venise, il trouva le moyen d'aller à Constantinople. Là , il fut disciple de Jean Chrysolore , et épousa sa fille Théodora. Revenu en Italie, il enseigna la langue et les lettres grecques , avec une réputation extraordinaire , à Florence, à Sienne, à Rologne et à Milan. D'une suffisance incroyable , il se regardait comme l'homme le plus savant et le plus éloquent orateur qui eût jamais paru. Son orgueil le rendait insupportable aux autres savants , et lui attira des disgrâces qui empoisonnèrent sa vie. Ses ouvrages , qu'on a recueillis en un vol. in-fol., prouvent qu'il s'occupait plus des mots que des choses.

8.° Jean Argyropule , né à Constantinople, passa en Italie et séjourna , durant quelque temps , à Padoue. Retourné à Constantinople , il y enseigna la philosophie. Quand cette

ville fut prise par les Turcs , il revint en Italie et fut accueilli à Florence par Cosme de Médicis. 11 enseigna, dans celle ville , le g? ce et la philosophie. Plus tard , il exerça Je même emploi à Rome , et y mourut vers i486 , âgé de 70 ans, laissant la traduction latine de plusieurs livres d'Àiistote et des commentaires sur sa morale.

Des écoles tenues par ces hellénistes philosophes ou littérateurs, et par beaucoup d'autres moins distingués, sortit un grand nombre de savants italiens. Par eux se ranimèrent les études en tout genre, et le siècle des Médieis fut préparé.

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