‹ Histoire abrégée de la philosophie (volume 2)Chapitre 93 sur 156 · CAUSES ET EFFETS DES ÊTRES · texte numérisé non relu

CAUSES ET EFFETS DES ÊTRES

Tout ce qui existe a un principe d'où il procède ou une cause dont il est l'effet , parce qu'il ne peut exister sans raison de son existence. On nomme principe ce qui contient en soi la raison d'un être , la source d'où il procède : ainsi l'âme est le principe de la pensée , le feu le principe de la chaleur. Ce qui produit un être distinct de soi porte le nom de cause ; l'être produit s'appelle effet. Les instruments , dont la cause se sert pour agir, se nomment moyens.

Les moyens doivent être proportionnés à la cause qui agit et à l'effet qu'on veut obtenir.

H peut arriver que plusieurs causes concourent simula tanément au même effet; alors elles sont cooFtJonpées :

ou , que des causes reçoivent les unes des autres la vertu de produire un effet ou des effets ; dans ce cas elles sont subordonnées. Deux chevaux qui traînent une voiture sont coordonnés; les roues d'une mécanique sont subordonnées. L'ordre en général est une juste disposition des causes , des moyens et des fins proposées. Cet ordre est métaphysique , physique ou moral , selon qu'il est fondé sur l'essence des choses , sur leur existence ou sur les actes libres des volontés.

L'ordre métaphysique , éternel et invariable , est le fondement de Tordre physique et de Tordre moral : dans la nature entière il existe une parfaite subordination entre les causes , les moyens et les effets , entre la possibilité et l'existence des choses.

Le triple ordre mentionné est Tobjet de la science : la science est donc métaphysique , physique ou morale , selon Tordre dont elle s'occupe.

axiomes.

\ .° La cause est avant l'effet , ou d'une priorité de temps 1

comme le père est au fils; ou d'une priorité de raison ,

comme le soleil est à la lumière.

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