DE L'ANCIENNE ACADÉMIE CHEZ LES ROMAINS
Après les doutes d'Areésilas et de Carnéade , les doctrines de la première académie furent remises en honneur, comme nous l'avons dit plus haut , p. 189 , par Antiochus l'Ascalonite. Ce philosophe prétendait montrer que la doctrine du portique et celle de l'académie ne différaient point essentiellement. Les partisans de la doctrine pure de Platon et ceux qui inclinaient pour Zenon , trouvèrent renseignement d'Antiochus satisfaisant et s'attachèrent à lui.
Ceux d'entre les Romains qui voulaient sérieusement s'instruire dans la philosophie , commençaient par étudier les différents systèmes , puis ils embrassaient celui qui leur plaisait davantage.
Lucullus estimait la secte stoïcienne, mais il donnait la préférence à l'académie.
Brutus , dont la mémoire est immortelle dans l'histoire romaine, s'attacha aussi à l'académie , et composa , en latin, des ouvrages solides ; entre autres , un livre de la Vertu : ce livre est cité avec éloge par Cicéron et par Sénèque.
Yarron , né à Rome, 116 ans avant J.-C, le plus docte de tous les Romains , s'attacha également à l'académie , et l'illustra par son mérite autant que par ses nombreux ou-
vrages. On prétend qu'il avait composé jusqu'à 500 vol. De tant d'écrits il ne nous reste que quelques parties , notamment de son Traité de la langue latine , et d'un Traité de V agriculture. Ce dernier est le fruit de sa vieillesse : on dit que l'auteur avait 80 ans quand il l'écrivit.
A Varron on peut joindre Pison , dont parle Cicéron , De finibus boni et mali , liv. 5. c. i.
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