‹ Histoire acadeḿique du magnétisme animal, accompagneé de notes et de remarques critiques. Sur toutes les observations et expeŕiences faites jusqu'a ce jourChapitre 12 sur 123 · XX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX INTRODUCTION

et qu’enfin s’il n’y avait pas crois ouvertures à la robe comme à la chemise et au corps, c’est que l’une des incisions avait été faiteau défaut de la robe, là où elle était entr'ouverte en avant.

Laubardemont fut courroucé de la hardiesse du médecin qui par ses raisonnements et ses observations venait détruire des miracles; et si le maréchal de Brézé n'avait pris Duncan sous sa protection, il en aurait tiré une vengeance éclatante.

Ce fait a été confirmé par Ménage, qui invoque des documents authentiques; il cite à ce sujet Naudé, qui dit en propres termes que Duncan et Quiliet s'étant opposés aux fourberies des religieuses de Loudun, celui-là fut menacé par le cardinal de Richelieu, et celui-ci fut obligé de se réfugier en Italie (Dial. de Mascurat., 310).

Dans une autre séance, comme il avait été dit que six hommes forts et robustes ne pourraient maîtriser les possédées en convulsions, Duncan démontra encore que rien n’était plus faux ; à l’aide d’une seule main il saisitet contint la supérieure de telle sorte que celle-cr ne put lui faire lacher prise. Laissez-lui le bras, lui eria l'exorciste, car comment se feront les convulsions si vous la tenez. —Si c'est le démon, répondithardiment le médeein, il doit être plus fort que moi. — Non, répliqua l'exorciste, et tout philosophe que vous êtes vous raisonnez mal, car si le démon hors du corps est plus fort que vous, dans un corps aussi faible que celui-ci il ne saurait être aussi fort que vous. — C’est vous, mon père, qui êtes dans l'erreur, reprit Duncan, vous ne vous rappelez donc pas que les démoniaques rompaient les cordes et les chaînes dont on les entourait; et que le rituel donne comme marques de la possession les efforts surnaturels des possédés ?

Laubardemont était présent à cette séance, et comme le public éclairé par le médecin ne ménageait guëre les religieuses, par une ordonnance du 29 juillet il défendit

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