DES PARTIES QUE L’ON MAGNÉTISE
Il y à, comme nous l’avons énoncé, deux manières de ma gnétiser : le contact immédiat et la direction du doigt ou d’un conducteur à quelque distance (2).
1° Le procédé le plus ordinaire, quand on magnétise par Contact, consiste à appliquer les mains sur les hypocondres, en dirigeant l'extrémité des pouces vers l’ombilie.
On applique souvent les pouces ou lextrémité de l’un et l'autre doigt index sur l'épigastre ; on est aussi dans l'usage de poser les mains sur la région des reins, surtout lorsqu'on magnétise les femmes (3).
Les autres parties que l’on touche sont déterminées par le Siége du mal; mais, sur quelque partie que l’on agisse , Outre le contact, on exécute encore des frictions plus ou moins longues dans lesquelles on appuie plus ou moins , @t elles ont
(1) Nous avons décrit ces scènes lorsqu'il a été question de Mesmer ; C’élait le beau temps des crises; ici les scènes ne sont plus aussi pittoresques.
(a) On sait que cette substance est légèrement purgative, surtout lorsqu'on en fait un usage habituel ; de là des garde-robes attribuées au magnétisme.
(2) Aujourd'hui le procédé le plus ordinaire consiste dans la direction non plus du doigt, mais des mains à quelque distance, c’est là ce qu’on nomme passes et courants; il y a les petits et les grands courants. Dans le rapport de M. Husson nous aurons une description complète de ces procédés,
(3) Rien d'étonnant alors si M. le lieutenant de police a fini par intervenir dans la pratique du magnétisme animal. Quelle époque, bone Deus ! que celle où les femmes de la haute société couraient ainsi autour d’un baquet, pour se livrer aux manipulations des magnétiseurs; de ces magnétiseurs dont l'usage
était de poser ainsi les mains sur la région des reins ! )
114 HISTOIRE ACADÉMIQUE lieu particulièrement sur les régions ombilicale et épigasrique.
2 On magnétise à une certaine distance en présentant le doigt ou un conducteur sous les narines, à la bouche, aux yeux, sur le bas du cou et en arrière entre les épaules ; on présente aussi le doigt ou le conducteur sur le sinciput, sur le front ou derrière la tête ; on porte encore souvent le doigt owle conducteur suivant la direction des bras, le long des côtés du corps, et sur les cuisses et les jambes ; quelquefois on rassemble les doigts allongés sans les réunir et on secoue la main, comme si on faisait des aspersions (1) précipitées du fluide que l’on suppose émaner des doigts que lon agite.
Lorsque les malades sont tombés en convulsions, on coniinue ordinairement de les magnétiser par contact avec une main, et à une certaine distance, par le moyen de Pautre main. Pendant la durée de cette dernière opération, les malades ont par intervalles des rémissions et des accès de convulsions.