‹ Histoire académique du magnétisme animalChapitre 18 sur 107 · XXXII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXII INTRODUCTION

aux prétendus exemples <¥ insensibilité ai même d'invulnérabilité ; ce qui va nous amener à parler de l'administration des grands secours.

Mais d'abord il faut bien se garder d'accepter sans examen tout ce qui a été dit sur ce sujet; il faut faire la part de l'exagération, de l'imposture et surtout de la prévention ; ainsi il ne faudrait pas se baser sur ce qui a été rapporté par Carré de Montgeron; il faut le considérer, nous lavons déjà dit, comme un véritable halluciné, et jugé comme tel par ses contemporains; une seule de ses histoires donnera la mesure de ses idées. Une jeune fille de 22 à 23 ans, debout et le dos appuyé contre une muraille, se faisait administrer, comme secours^ cent coups d'un chenet pesant trente livres; elle ne pouvait être soulagée que par des coups violents. Carré de Montgeron s'était chargé de les lui administrer; il en avait déjà donné soixante, mais la sœur les trouvait insuffisants , et un homme plus vigoureux se mit à lui administrer les coups dont elle avait encore besoin. Cependant Carré de Montgeron, pour s'assurer de la force de ses coups , se mit à battre un mur en pierres avec son chenet; au vingt-cinquième coup les pierres se brisent en éclats, et il fait au mur un trou de plus d'un demi-pied de large !!

C'était l'opération du chenet; mais il y en avait bien d'autres; nous citerons encore celle du sucre d'orge et du biscuit. Le sucre d'orge était un bâton plus gros que le bras, aigu et pointu par un bout. La convulsionnaire se mettait en arc au milieu de la chambre, soutenue par les reins sur la pointe du sucre d'orge , et dans cette position elle criait: Biscuit! biscuit! C'était une pierre du poids de cinquante livres; elle était attachée à unecorde et élevée jusqu'à une poulie; on la laissait tomber sur l'estomac de la sœur, ses reins portant toujours sur le sucre d'orge ! ! »

Voilà de ces folies rapportées par les auteurs; folies

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