‹ Histoire académique du magnétisme animalChapitre 63 sur 107 · IV · texte numérisé non relu

IV

EXAMEN DES PREUVES DE INEXISTENCE DE l'aGENT OU FLUIDE AUQUEL ON ATTRIBUE LE MAGNÉTISME ANIMAL, TIREES DES MOUVEMENTS CONVULSIFS QUE l'on NOMME CRISES.

Parmi les personnes que l'on magnétise, quelques-unes, après un temps plus ou moins long, tombent dans des mouvements convulsifs que l'on a appelés des crises. On regarde ces prétendues crises comme des preuves d'un agenl particulier auquel on les attribue. Avant d'examiner ce genre de démonstration , nous exposerons les remarques que nous avons faites :

1° Sur les personnes qui tombent dans des mouvements convulsifs ;

2° Sur le lieu où l'on magnétise ces personnes;

3° Sur la manière dont on les magnétise.

DES PERSONNES QUI TOMBENT DANS DES MOUVEMENTS CONVULSIFS QUE l'on A APPELÉS DES CRISES.

1°I1 n'y a que les sujets les plus sensibles, soit par l'effet de leur constitution, soit par celui de leur maladie, qui tombent dans des mouvements convulsifs.

2° Ils n'y tombent qu'après avoir été soumis pendant un temps plus ou moins long aux procédés du magnétisme animal, par contact immédiat. Il est si rare de rencontrer des sujets auxquels cet accident survienne par la simple direction

restent les crises dont nous allons nous occuper : un petit nombre d'expériences aurait suflï ; mais les commissaires, pour prévenir toute objection, les ont multipliées et les ont variées aussi bien chez des sujets malades que chez des sujets sains, aussi les conclusions qu'ils en ont tirées sont incontestables. Au reste , il parait qu'on faisait alors assez peu de cas des preuves tirées des sensations; le magnétisme vivait de crises, comme il vit aujourd'hui de somnambulisme : donc toute l'attentiou des commissaires devait se porter sur les phénomènes désignés sous le nom de crises.

du doigt ou d'un conducteur , que l'on en cite à peine quelques exemples.

3° Les personnes même très-sensibles que l'on magnétise séparément éprouvent difficilement et rarement des convulsions; ce qui arrive à un plus grand nombre, et aux mêmes sujets, plus tôt et plus fréquemment, lorsqu'on les magnétise dans un lieu où il y a plusieurs malades réunis.

4° Il y a beaucoup moins d'hommes que de femmes qui en soient susceptibles, et plus de femmes riches que de femmes indigentes.

5° Ce n'est qu'après un séjour plus ou moins long dans le lieu où l'on magnétise que les personnes qui tombent en convulsions éprouvent cet accident.

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