OU DES PREUVES DE FAITS
Nous rappellerons ici que les preuves de faits seraienl celles
(1) Nous avons déjà dit que ces preuves devaient avoir une tout autre valeur que les précédentes; car après toul les précédentes n'étaient pas des preuves,
<{ue fourniraient les changements survenus dans l'état des malades soumis aux procédés du magnétisme animal, ou le défaut de changement dans l'état de ces mêmes malades. Mais, pour que nous pussions tirer de ces preuves des conséquences fondées, incontestables, telles que les exigent la nature et l'importance de notre commission, il faudrait que nous eussions une certitude physique que les personnes traitées sous nos yeux par le magnétisme animal n'ont fait usage que de ce seul remède (c).
Nous sommes portés à le croire, d'après le rapport de M. Deslon : mais cette certitude morale ne peut nous suffire, en nous considérant comme commissaires nommés par le roi. Nous ne pouvons donc rien statuer de positif sur l'état des malades que nous avons soumis aux procédés du magnétisme animal chez M. Deslon.
-Mais en nous permettant de supposer que ces malades n'ont été réellement traités que par les procédés du seul magnétisme animal, et après avoir fait une restriction indispensable, nous croyons pouvoir ajouter ici les résultats suivants, tirés de nos observations.
Nous diviserons les malades dont nous avons suivi le traitement en trois classes ou sections.
et, si les commissaires avaient élaguéde leur rapport toute cette première partie, ce rapport aurait été plus concluant.
Mais enfin les commissaires croyaient sans doute qu'il était de leur devoir de faire preuve de connaissances médicales, et de là toutes ces divagations que nous avons critiquées.
(c) (Test parcelle raison, elpar l'impossibilité d'être assurés du régime et de la conduite de quelques malades adressés par nous à M. Deslon , que nous avons cessé desuivre ces mêmes malades et de lui en présenter de nouveaux (*).
(Note des commissaires.)
(*) C'était déjà un tort d'avoir entrepris des expériences dans ces conditions : pourquoi accorder à Deslon et a Lafisse ce qu'on avait refusé a Mesmer : ceci seul infirme une lionne partie île ce rapport. Aussi voyez dans ce même paragraphe, quel aveu sont obligés de taire les commissaires : Nous ne pouvons rien statuer île positif, disent-ils , sur l'étal des malades que nous avons soumis aux procédés du magnétisme animal chez M. Deslon.' Pourquoi donc avaient-ils été nommés commissaires ?