‹ Histoire anatomique des inflammationsChapitre 25 sur 41 · PAR LES 1NFL. DE LEURS ORGANES SECRET · texte numérisé non relu

PAR LES 1NFL. DE LEURS ORGANES SECRET

1481. Du quatrième au septième jour de l'inflammation ? la sérosité est trouble, d'un jaune légèrement verdâtre; elle laisse déposer par le repos une beaucoup plus grande quantité que précédemment de flocons , et d'une matière comme pulvérulente jaunâtre , qui , quoique mêlée aux flocons , en paraît bien distincte. En ajoutant au liquide séreux environ son poids d'eau froide , on accélère la précipitation , et on la rend évidemment plus abondante. Le précipité, obtenu par décantation et non desséché, pèse de o, o5 à o, 07 , en prenant pour unité le poids total du sérum sur lequel on opère. Quant a la quantité de matière qui se coagule par l'ébullition , elle ne paraît pas avoir changé.

1482. A une période plus avancée, la sérosité ne paraît pas avec d'autres qualités physiques que celles que nous venons d'énumérer ; mais la couche encore amorphe des pseudo-membranes, déjà considérable vers le quatrième jour, l'est davantage encore vers le septième, et on peut facilement en recueillir assez pour la soumettre à l'analyse; on reconnaît alors, comme on le verra ailleurs, qu'elle est en grande partie formée de fibrine. C'est à la présence de cette substance que ces flocons doivent, quand on les a privés de la sérosité incorporée dans leur épaisseur, de se condenser spontanément, et de présenter alors tous les caractères que nous avons reconnus dans la substance coagulabîe des artères. On extrait, par la compression de ces flocons fibrineux , qui constituent les pseudo-membranes amorphes, une assez grande quantité de sérosité qui était incorporée avec eux ; cette sérosité laisse déposer, par le repos et par l'addition de l'eau froide , une plus grande quantité de matière pulvérulente et floconneuse, que la sérosité qui est

libre dans la cavité pleurale. Cette matière pulvérulente est solubîe clans les alcalis; elle présente à l'inspection microscopique des globules de pus véritable; mais ces globules sont plus rares, plus écartés, et réunis par une matière filante diaphane.

i483. Le fluide séreux , qui s'épanche dans l'abdomen des animaux par suite de l'inflammation du péritoine, présente les mêmes éléments, et se comporte par les réactifs de la même manière que celui épanché dans la pleurésie. Ces éléments sont toujours identiques, mais leurs quantités respectives doivent être très variables, car on conçoit que les différents degrés de l'inflammation les modifient nécessairement; nous avons déterminé les proportions comme nous les avons trouvées, mais il ne faudrait peut-être pas les regarder comme absolument constantes.

i4&4- Nousavon« ^é une fois de la sérosité qui

était épanchée âV d'une femme, morte

d'une péritonite lironique, qui avait duré

trois mois. C trouble; abandonné à lui-

même, il a laissa déposer une grande

quantité ous, comme gélatineux, jaunes

grisâtres. C .js, comprimés dans un linge fin,

donnèrent une /atière visqueuse molle, peu consistante et opaque; cette matière, traitée par l'alcohol , se condensa beaucoup et se gonfla; elle était après cette modification assez fragile, mais un peu élastique sous les doigts; on la réduisait cependant assez vite en une matière pulpeuse, un peu grasse au toucher. Le liquide, qui avait laissé déposer cette matière*, était d'un jaune un peu verdâtre et limpide. Par Fébullition, il se forma en lui des florons blanchâtres, qui constituaient presque la moitié du volume de la partie restée séreuse. Ces flocons, soumis à la

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