‹ Histoire ancienneChapitre 55 sur 104 · CTÉSIAS · texte numérisé non relu

CTÉSIAS

Gtésias, deCnide, était contemporain de Xénophon. Il fut fait prisonnier après la bataille que le jeune Cyrus livra contre son frère Artaxerxe. Ayant guéri le roi de la blessure qu'il y avait reçue , il exerça la médecine dans la cour de Perse avec beaucoup de réputation , et demeura auprès du prince pendant dixsept ans.

ir écrivit Thistoire des Assyriens et des Çerses en vingt- trois livres ». Un des fragments que Photius nous a conservés ( car il ne nous reste de Gtésias que des fragments ) nous apprend que dans les six premiers livres il traitait de l'histoire d'Assyrie et de tout ce qui y était arrivé avant l'empire des Perses ; et que depuis le septième jusqu'au treizième inclusivement il rapportait tout ce qui regarde les règnes de Cyrus , de Cambyse , du Mage , de Darius et de Xerxès. Il avait conduit l'histoire des Perses jusqu'à la troisième année de la 95* olympiade ', où Denys l'Ancien , tyran de Syracuse , faisait de grands préparatifs de guerre contre les Carthaginois.

Il contredit presque en tout Hérodote, et s'attache particulièrement à le décrier ^. Mais le décri est tombé sur lui-même, et il est regardé par tous les savants comme un écrivain rempli de mensonges et indigne d'être cru, ainsi que l'appelle Aristote 4. Il s'est aussi écarté fort souvent des récits de Xénophon. On s'étonne que Diodore de Sicile , Trogus Pompeius , et quelques autres, aient suivi Ctésias préférablement à Hérodote et même à Xénophon. Ce qui les a trompés, sans doute, est l'assurance

* Pbotius. ^ Photius.

3 Diod. 1. 14,pag. 275. * OOx à^tOVKTTOç.

SGIENGBS ET ÀBTS. !223

avec laquelle il affirme qu'il n'avance rien , dans ses écrits, dont il n'ait été témoin oculaire, ou qu'il n'ait appris des Perses mêmes et piiisé dans leurs archives.

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