‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 119 sur 468 · IV, 192 : 05'.e; (j^jiixpo;, xÉpx; iv É'y.aTTo; ï^^ovtsç · texte numérisé non relu

IV, 192 : 05'.e; (j^jiixpo;, xÉpx; iv É'y.aTTo; ï^^ovtsç

4. On trouve en Berbérie la vipère dite de Lataste, dont les uns font une espèce particulière, les autres, une variété de la vipère ammodyte. Elle a un « museau atténué en une pointe molle, écailleuse, obtuse, retroussé et incliné en arrière » : Olivier, dans Mémoires de la Société zoologique de France, VII, 1894, p. 124; conf. Doumergue, Bull. d'Oran, 1901, p. 81.

5. Ba(7t).to-/.o;, basiliscus ou regulus'(reguli serpentes : Tertullien, De baptismo, 1). Élien, l. c, II, 7 (citant Archélaos); III, 31. Lucain, IX, 724 et suiv., 828 et suiv. Pline, VIII, 78-79 (il indique ce serpent en Cyrénaique); conf. Solin, XXVII, 51-53. Voir Wellmann, dans Real-Encyclopâdie, s. v. Basilisk.

6. Pline, VIII, 78; Élien, /. c, II, 5. Solin (XXVII, 51) dit : « à peine un demipied » (0 m. 148).

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succions et, ajoutait-on, par des applications de salive, des potions bizarres, des pratiques magiques'.

Des serpents de très grande taille sont mentionnés par quelques auteurs^; ils appartenaient sans doute à la famille des pythons. On racontait sur eux d'étranges histoires. Des marins prétendaient que des serpents d'Afrique dévoraient des bœufs; que quelques-uns de ces reptiles, s'étant lancés du rivage à leur poursuite, avaient retourné un de leurs navires ^ Tout le monde connaît le serpent que l'armée de Régulus aurait rencontré sur les bords de la Medjerda^ et qui aurait fait de nombreuses victimes; les Romains auraient dû emploj^er des machines de guerre pour le tuer. La peau fut envoyée à Rome et exposée dans un temple jusqu'au temps de la guerre de Numance, pendant plus d'un siècle. Cet animal aurait eu une longueur de cent vingt pieds, c'est-à-dire de plus de trentecinq mètres ^ : ce qu'aucun zoologiste moderne ne peut admettre.

Une araignée de Libye, appelée pà^, est, au dire d'Elien, ronde, noire et ressemble à un grain de raisin ; elle a des pattes très courtes et la bouche au milieu du ventre. Il s'agit proba-

1. Élien, l. c, I, 57; XVI, 27 (d'après Agalharchide); XVI, 28 (d'après Callias et Nicandre). Varron, apud Priscien, l. c. Straboa, XIII, 1, 14 et XVII, 1, 44. Celse,

VII, 27, 3. Lucain, IX, 890 et suiv. Pline, VII, 14; YIII, 93; XXI, 78; XXVIII, 30. Siiius Italicus, I, 411 et suiv,; III, 301-2. Suétone, Augusle, 17. Plutarque, Caton le Jeune, 56. Pausanias, IX, 28, 1. Aulu-Gelle, IX, 12, 12 ; XVI, 11,3. Dion Cassius, LI, 14. Arnobe, II, 32.

2. Hérodote, IV, 191 : o^tsç ol ÛTtspjxsrâOie;. Chez les Éthiopiens occidenlaux, au Sud du Maroc, Strabon (XVII, 3, .5) indique, d'après Hypsicrate (ou Iphicrate), de grands serpents, dont le dos est garni d'iicrbe. Voir encore Diodore de Sicile, III, 54.

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