Aristote, Hist. anim., VIII
4. Vibius Sequester (De fluminibus, dans Riese, Geographi latini minores, p. 147) place l'événement à Musli (« Bagrada iuxta oppidum Musti, ubi Regulus, elc. >■). Il ne s'agit pas, en tout cas, de la ville de Musti ({ue nous connaissons (C. /. L.,
VIII, p. 192 et 1501) : elle était située au Sud du Bagrada, loin de ce fleuve.
5. Sur le serpent de Régulus, voir Q. Aelius Tubero, apud Aulu-Gelle, VII (VI), 3; Valère-Maxime, I, 8, ext., 19 (d'après Tite-Live : conf. Live, Periocha L XVIII); Pline, VIII, 37, et d'autres auteurs, indiqués par Meltzer, GcschidUe dcr Karthager, II, p. 509.
blement de la tarentule. Elien ajoute que sa morsure tue très promptement^ De son côté, Strabon^ signale une espèce daraignée, très répandue, remarquable par sa grande taille.
Sur des monnaies de l'empereur Hadrien, l'Afrique personnifiée est représentée tenant un scorpion ^ Divers écrivains anciens* mentionnent « ce funeste animal africain », « ce fléau de l'Afrique' ». Strabon^ prétend que, pour écarter les scorpions, les indigènes frottaient les pieds de leurs lits avec de l'ail et les entouraient d'épines. Selon Elien'', ils portaient des sandales creuses et couchaient dans des lits très élevés, qu'ils avaient soin d'éloigner des murs et dont ils plaçaient les pieds dans des cruches pleines d'eau. Précautions qui pouvaient être vaines! Le crédule auteur affirme que les scorpions s'assemblaient sous le toit, d'où ils faisaient la chaîne pour atteindre leurs victimes*. A Carthage, on enfouissait sous les maisons des images en métal de ces animaux, talismans destinés à protéger les habitants et peut-être surtout à mettre en fuite les scorpions véritables ^ C'est sans doute pour les mêmes raisons
1. Nat. anim., III, 36 (conf. Pline, XXIX, 86). Élien parle ailleurs (XVI, 27), d'après Agatharehide, d'araignées dont la morsure est mortelle, sauf pour les Psylles. Voir encore ibid., I, 57.