Voir plus haut, p
3. « Froudes cupressi similes, praeterquam gravitate odoris. » Cela peut vouloir dire soit que l'odeur de ces arbres est moias forte que celle des cyprès, soit qu'elle est, au contraire, plus forte. Ou a proposé de corriger : « praeterque gravitatem odoris ». Soliii (XXIV, 8), qui a copié ce passage, écrit : « Arboribus proceris opacissinius (Atlas), quarum odor gravis, comae cupressi similes, etc. »
4. Guyon, daas Comptes rendus de l'Académie des Sciences, XXXIII, 18.51, p. 42-43. Lacroix, l. c, p. 165.
5. Conf. Rivière et Lecq, Manuel de VagricuUear algérien, p. 84.3-6.
6. Pour ce qui suit, voir surtout Lefebvre, les Forêts de l'Algérie, p. 68 et suiv., avec la note de M. Ficheur.
pluies sont abondantes et où dominent les terrains siliceux, formés surtout de grès, très propices à la végétation arbustive. C'est le pays du chêne liège S espèce silicicole, qui exige au moins 0 m. 60 de pluie et qui s'élève jusqu'à 1 300 mètres, tout en prospérant surtout entre 600 et 800 mètres. C'est aussi le pays du chêne zéen, qui commence à apparaître à une altitude d'environ 800 mètres et s'élève plus haut que le liège, jusqu'à 1 800 mètres environ.
Les terrains calcaires, qui forment une grande partie des montagnes de l'intérieur, sont également des terrains forestiers, mais, comme ils reçoivent en général moins de pluie que la zone côtière, ils portent surtout des espèces qui demandent peu d'eau. L'arbre typique est le pin d'AIep^ très peu exigeant pour le sol comme pour l'humidité (il se contente de 0 m. 30 de pluie). Il s'avance jusqu'à la lisière du Sahara et atteint une altitude de 1 oOO à 1 600 mètres. Il est souvent accompagné du genévrier de Phénicie, petit arbre qui s'élève jusqu'à 1 700 mètres.
Parmi les autres espèces, le chêne vert, le thuya et le cèdre s'accommodent aussi bien des grès que des calcaires. Le chêne vert, arbre sobre et robuste, forme des boisements importants entre 600 et 1 200 mètres environ, mais il peut atteindre 1700 mètres. Le thuya ne dépasse guère 800 mètres; il est fréquemment associé au pin d'Alep. Le cèdre vient entre 1 300 et 2 000 mètres.
Les causes naturelles qui régissent la végétation forestière en Afrique ne paraissant pas s'être modifiées depuis l'antiquité, il n'y a point lieu de supposer que la répartition des espèces ait été différente de ce qu'elle est aujourd'hui.
En ce qui concerne la densité et l'étendue des forêts, il convient de se souvenir de certains textes anciens, qui montrent
1. Il occupe plus de 400 000 hectares en Algérie et eaviroa 120 000 en Tunisie