En .Algérie, il couvre plus de 500 000 hectares
qu'il y avait dans l'Afrique septentrionale de très vastes espaceS' non boisés.
Dans la célèbre description de Salluste S on lit ces mots : ager... arbori infecundus. Certes, l'aflirmation de l'historien est beaucoup trop absolue : les documents que nous avons cités l'attestent. Mais, si l'absence d'arbres a frappé Salluste, qui fut, on le sait, gouverneur de VAfrica nova (l'Ouest de la Tunisie et l'Est de la province de Constantine), il fallait bien qu'elle fût réelle pour une bonne partie du pays. « En Numidie, écrit Columelle au premier siècle de notre ère, le sol, généralement dépourvu d'arbres, est ensemencé en blé ^ » Saint Augustin, voulant montrer, contrairement aux prétentions des donatistes, qu'un passage de l'Ecriture, où il est question d'un mons iimbrosus, ne peut pas s'appliquer à la Numidie, décrit ainsi cette région^ : « Tu y trouves partout la nudité, des campagnes fertiles, il est vrai, mais portant des récoltes; elles ne sont pas riches en oliviers, elles ne sont pas égayées par d'autres arbres. » Ailleurs, il dit * : « Prenez un Gétule, placez-le parmi ces arbres agréables (il s'agit des alentours d'Hippone) : il voudra fuir d'ici et retourner vers la Gétulie nue. » César, combattant aux environs d'Hadrumète et de Thapsus, dut faire venir de Sicile du bois pour fabriquer des machines, car les matériaux nécessaires, observe l'auteur du Bellum africum, manquaient en Afrique^. A l'intérieur des terres, les régions de Capsa (Gafsa) et de Thala étaient nues au temps de Jugurtha" et