Voir p
5. Meule elliptique en basalte, avec un broyeur circulaire aplati; au musée d'Alger : conf. Pallary, Revue africaine, LV, 1911, p. 324.
6. Delmas, Assoc. française, Toulouse, 1910, II, 2* partie, p. 372 (meules elliptiques), p. 371 (pilons et molettes). — Peut-être aussi à Redeyef, dans le Sud- Ouest de la Tunisie : Gobert, dans V Anthropologie , XXllI, 1912, p. 157-8 (débris de meules dormantes en grès; nombreuses molettes, consistant en galets de grès; cependant il n'est pas sur que ces objets aient servi à écraser des grains)
7. Des meules en granit et en grès, des broyeurs en quartzite ont été aussi recueillis à Bougie, mais ces objets sont postérieurs à la connaissance du fer : Debruge, l. c., p. 109, 118, 119.
8. De Candolle, Origine des plantes cultivées, p. 300-7. Kôraicke, die Arten uni Varietàlen des Getreides. d. 19 et 3U2.
ORIGINES DR L'ÉLEVAGE ET DE LA CULTL'xRE. 237
ait été cultivé très tôt en Berbérie*. Nous ne savons pas où a commencé la culture de l'orge et du blé, ni de quelle manière elle s'est répandue. En général, on est disposé à chercher leur centre de diffusion dans l'Asie occidentale, oîi ces végétaux existent encore à l'état sauvage^, quoiqu'un témoignage ancien, d'ailleurs sujet à caution, indique du blé spontané dans une région voisine de la Berbérie, en Sicile ^
Faut-il admettre une période primitive de culture à la houe? Ou l'orge et le blé ont-ils été introduits dans l'Afrique du Nord en même temps que la charrue et l'usage des bovidés châtrés pour la tirer : conditions de l'agriculture des peuples classiques*, qui étaient réalisées en Egypte dès le début des temps historiques? les habitants de la Berbérie auraient reçu le tout par l'intermédiaire des Libyens orientaux^. Ces hypothèses sont tellement fragiles qu'il vaut mieux ne pas insistera
Nous n'avons aucune indication précise sur le lin, dont la
1. On peut même douter qu'il l'ait été aux époques punique et romaine.
2. Pour le ble sauvage de Syrie et de Palestine, voir Aarousohn, Agncnltiiral and botanical explorations in Palestine (Washington, 1910), p. 42 et suiv. Il a pour satellite VHordeum spontancum et M. Aaronsohn (p. 50) estime que la culture des deux céréales a dû commencer simultanément.
3. Diodore, V, 2 (il cite aussi Homère, Odyssée, IX, 109-110; mais il n'est pas certain que le pays des Cyclopes du poète ait été situé en Sicile). — Pomponius Mêla (III, tOo) prétend môme que des céréales poussent spontanément sur la cùle du Maroc : « Adeo est fertilis ut frugum gênera non cum serantur modo beiiignissime procreet, Gcd quaodam profundat etiam non sata. »