Ibid., 11 (p
explorateurs Nasamons, mentionnés par Hérodote*, rencontrèrent de petits hommes noirs dont le langage leur était inconnu, quand, après avoir traversé le désert, ils arrivèrent à de vastes marais et à un grand fleuve.
Ces divers textes ne nous apprennent pas grand chose. Cependant ils donnent l'impression que, dans les siècles qui précédèrent l'ère chrétienne, le lib3^que ne s'était guère répanda au delà du Nord de l'Afrique, dans les régions occupées par les Ethiopiens.
Cette langue a du beaucoup se modifier depuis le début des temps historiques. Dans le Nord-Est de la Berbérie et sur les côtes, elle a sans doute admis des mots puniques, dont on ne retrouve pas de traces certaines-, mais qui, eu égard à l'étroite parenté de l'arabe et du phénicien, se dissimulent peut-être sous des mots arabes. Plus tard,- elle a reçu des mots latins, qui subsistent encore çà et là, en très petit nombre, il est vrai ^ Mais les apports les plus considérables ont été ceux de l'arabe. Dans les pays oii la langue de l'Islam n'a pas anéanti les dialectes berbères, elle les a profondément pénétrés. Au Sud du Sahara, il faut tenir compte aussi de l'intrusion des idiomes parlés par les nègres. Les altérations, les emprunts ont porté surtout sur le vocabulaire, la partie la moins résistante des langues; cependant l'influence de l'arabe s'est exercée aussi sur