‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 318 sur 468 · Meitzer, II, p · texte numérisé non relu

Meitzer, II, p

3. Ilécatée (début du v° siècle, ou peut-êlre fin du vi"), fragments 313 et 31.ï, dans Frag. hist. graec, édit. Mû lier, I, p. 24. Sophocle, fragment du Triplolinne <représenté en 4G8), édit. de la collection Didot, p. 313, n" 337. Hérodote, etc.

4. Suidas, s. v. 'A^pc/.avô;, écrit : Kap/r|5à)v, rj xa'i 'A^pr/.vi /.ai B-Joja Aîyo(i.£vv]. Mais il n'indique pas que le nom de Byrsa soit antérieur à celui de Karchedou.

5. Le légendaire Cadrnus personîiifiait pour les Grecs la colonisation phénicienne : c'est ainsi que le poète Nonnus (Dionysiaques, XII, 335) lui attribue la fondation de cent villes en Libye. Aussi l'adjectif tiré de son nom est-il souvent synonyme de « phénicien » ; voir, par exemple, Silius Italiens, I, 6 : « gens Cadmea », et I, 106 : « Cadmeae stirpis alumui » (il s'agil des Carthaginois). — L'épithète olvoûfyaa (d'olvoç, vin) est plus difficile à e.xpliquer. C'est probablement à tort qu'on a voulu retrouver ce itioI dans un passage de Timée : voir plus loin, p. 380, n. 3.

G. L'indication d'Etienne a été reproduite par Euslalhe (l. c, p. 251). Quant

énigmatique^ : peut-être désignait-il un quartier de la ville ^. Movers ^ et d'autres après lui^ ont voulu le retrouver sur des monnaies phéniciennes, frappées au second siècle avant J.-C.^ La légende qu'elles portent commence par la mention des Sidoniens, suivie de ex (lettres formant un mot qui signifie mère), puis d'un certain nombre de lettres qui, selon Movers, représenteraient les noms de Kambé, d'Hippone, de Citium et de Sôr (Tyr). Kambé serait désignée par les trois lettres 2'02, qui viennent après dn. « On constate parfois, dit M. Babelon^ une variante dans le nom nCD, remplacé par nrD », lettres qui, pour Movers, signifient Kakkabé. Kambé ou Kakkabé aurait été le nom de la ville, colonie de Sidon, à laquelle aurait succédé Carthage, colonie de Tyr. Mais nous n'avons aucun indice sérieux de l'existence en ce lieu d'une colonie fondée par la ville de Sidon'. La « variante » 323 ne figure, à ma con-

au Violarium d'Eudocia (allégué par Movers), on ne doute plus aujourd'hui que ce ne soit une compilation du xvi' siècle.

1. On l'a rapproché d'un vicus Caccaba de Syrie (Marius Mercator, Palrol. lat. de Aligne, XLVIII, p. 884; cité par Sonny, Philoiogus, XLVIII, 1889, p. 559); d'Heraclea Caccabaria, lieu du littoral de la Provence, dans lequel on a voulu voir, sans raison plausible, un établissement d'origine phénicienne (par exemple, Bloch, dans Lavisse, Histoire de France, I, 2, p. 16); d"A/./.ag'.y.ôv -rei/o:, colonie carthaginoise qu'Etienne de Byzance indique dans le voisinage du détroit do Gibraltar (cité par Sonny, l. c). — Bochart, Gesenius et d'autres veulent dériver Kax/.i€r, d'un mot phénicien qui aurait signifié tète (voir Schrôder, die phônizische Sprache, p. 105, n. 1); Sonny {l. c), d'un mot, également phénicien, dont le sens aurait été « hauteur, colline » ; dans cette hypothèse, il aurait pu s'appliquer à la colline de Saint-Louis.

2. A-t-on inventé la légende de la tète de cheval (voir plus loin) pour justifier l'étymologie, sans doute fantaisiste, qu'on donnait du mot Kay-xâêr, et quÉtienne de Byzancç nous a transmise?

Page 1