‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 319 sur 468 · Rois de Syrie, p. ex; conf. Movers, p · texte numérisé non relu

Rois de Syrie, p. ex; conf. Movers, p

7. Virgile (Enéide, I, 619-621) fait de Didon une fille de Bélus, lequel aurait résidé à Sidon (conf. Silius Italicus, I, 87, d'après Virgile); ailleurs (ibid., I, 729), il paraît dire que Bélus était, non le père de Didon, mais son ancêtre. Eustathe (L c, p. 2.50), qui qualifie Didon de fille d'Agénor, ou Bélos, appelle celui-ci roi des Tyriens. Faut-il voir dans les vers de Virgile un écho peu fidèle d'un auteur qui aurait indiqué Bélus, c'est-à-dire Baal, comme un dieu adoré par les Sidoniens, c'ast-à-dire par les Phéniciens en général, y compris naturellement les

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naissance, que sur un seul coin monétaire' : ce n'est probablement qu'une faute. Au contraire, on lit Ka-xy-àêr, dans Etienne de Byzance; si, dans Eustathe'S qui a simplement copié Etienne, plusieurs manuscrits donnent Kà^êrj, cette forme est sans doute fautive. L'équivalence KaxxàSr, = Kàjj-ê/i n'est donc pas démontrée. Rien ne prouve d'ailleurs que, dans son interprétation des monnaies sidoniennes, Movers ait groupé les lettres comme il convenait et donné des mots ainsi constitués une explication exacte.

On voit combien tous ces arguments sont fragiles*. Carthage ne fut assurément pas fondée dans un lieu inconnu des Phéniciens, mais il est impossible d'affirmer qu'elle ait pris la place d'une autre colonie*.

Tyriens (conf. Josèphe, Antiq. Jud., VIII, 13, 1 : tu T-jpiwv Osw, ov Br,),ov irpoTayop£'JojG-i)? II est superflu d'énumérer les vers où Virgile indique que Carthage fut fondée par des Tyriens. S'il qualifie Didoa et Carthage de « sidoniennes » (I, 440, 613, 677-8; IV, 75, 683), il applique aussi à Tyr cette épithète (IV, 345), synonyme de •< phénicienue ».

1. Sur la monnaie que M. Babelon a publiée dans son volume Perses Achéménides, p. 2-36, n" 1619, pi. XXX, flg. 20.

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