‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 341 sur 468 · Mellzer, I, p · texte numérisé non relu

Mellzer, I, p

7. XXVII, 10 : « Carlhago..., qune post annos DGLXXVII exciditur quam fuerat conslituta. » Nous donnons la leçon du manuscrit d'Heidelberg; pour les autres leçons, voir la seconde édition de Mommsen.

S. M. Rùhl {Rheinisches Muséum, XLIX, 1894, p. 208-9) croit, comme Movers (voir plus loin, p. 399, n. 2), que le chiffre 72 doit ôlre conservé dans Justin; il maintient aussi le chiffre 077 dans Solin, qui dépendrait de Trogue-Pompée. Celui ci, qui plaçait la fondation de Tyr un an avant la prise de Troie (Justin, XVIII,

Nous avons donc une série de textes qui fixent à la fin du ix^ siècle la fondation de Carthage. Les uns indiquent une date qui correspond certainement à 814-813 avant notre ère, d'autres donnent une indication semblable si on leur fait subir de légères corrections.

De son côté, Ménandre d'Ephèse, citant un document tyrien % plaçait la fondation de Carthage dans la septième année du règne de Pygmalion. Dans l'état actuel de nos connaissances, nous ne pouvons pas affirmer que cette date corresponde exactement à 814-813". Mais rien n'empêche d'admettre la concor-

3, 0), l'aurait datée d'après une ère de Troie très usitée, commençant en 12Û8, par conséquent de l'année 1209. Il aurait trouvé, soit dans Ménandre d'Éphèse, soit ailleurs, des indications chronologiques semblables à celles que Josèphe nous a conservées (voir à la n. 2 de cette page) et, en les combinant avec la date de 1209, il aurait été conduit à fixer la fondation de Carthage à l'année 824. En retranchant de ce chiiïre la date de la fondation de Rome, il aurait obtenu le chiffre 72. On voit combien tout cela est hypothétique.

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