‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 416 sur 468 · Vers 117-9 : (haec aequora · texte numérisé non relu

Vers 117-9 : (haec aequora

Quae Himilco Poenus mensibus vix quattuor. Ut ipse semet rem probasso retulit Enavigantem, posse transinitti adserit.

Haec nos ab imis Punicorum annalibu3 Prolata longo temporo ediJimus tibi.

11. Voir MuUeuhoir, Deutsche AUerluinskunde, I, p. 78, 93-91; Gutsclimid, Kleine

admettre que, pour la partie de son poème qui concerne les côtes de l'Océan au delà de Gadès, ou peut-être depuis Wk l'embouchure de la Guadiana, sa source ait été la relation d'Himilcon, peut-être déjà arrangée par un auteur intermédiaire, en tout cas retournée, — puisque la description d' Aviénus va en général du Nord au Sud, tandis qu'Himilcon suivait évidemment la marche contraire, — souvent mal comprise et défigurée'? La question est fort obscure et ce n'est pas dans une histoire de l'Afrique du Nord qu'il convient de la traiter. Il est certain du moins qu'Himilcon parvint aux Œstrymnides. D'après les indications d'Aviénus, Oeslrymnis était le nom ancien d'un promontoire^; au-dessous, s'étendait la partie de l'Océan dite sinus Oestrymnicus ^ dans laquelle il y avait des îles, les insulae Oestrymnides^, riches en étain et en plomb ^ il fallait deux jours de navigation pour aller de là jusqu'à l'île Sacrée, habitée par les Hierni, c'est-à-dire jusqu'à l'Irlande®. Le promontoire était très probablement à l'extrémité occidentale de la Bretagne française''. Pour les îles, on peut hésiter entre Ouessant, avec les îlots voisins ^ et les Sorlingues (ou Scilly)^; la première identification nous paraît plus vraisem-

Schriften, IV, p. 128; Unger. dans Philologus, IV" Supplementband, 1884, p. 203; Ë. Meyer, Geschichte des Alterthiims, II, p. 686.

1. Voir surtout Jullian, Histoire delà Gaule, I, p. 385 et suiv.

3. V. 94-95. Le texte donae Oestrymnimis ; pour la forme Oestrymnicus, conf. v. 130 et 155.

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