Voir Diodore, V
3. Aviénus, v. 200 et suiv.; conf. Pline, IV, 104; VII, 206; XXXIV, 156.
5. D'après le contexte (v. 113-6), ces quatre mois sont comptés, non pas à partir de Garthage, mais à partir des parages du détroit, probablement de Gadès.
6. On peut se demander si l'indication d'Himilcon n'a pas été mal comprise et s'il ne s'agit pas de la durée totale de son voyage dans les eaux de l'Océan.
7. Aviénus (peut-être d'après Himilcon) ne compte que cinq jours entre le détroit et le promontoire Aryium (cap Ortégal?), et deux jours de là à un cap (pruminens Ophiussae) qui paraît être le cap du Figuier, près de l'embouchure de la Bidassoa : Ora, 162-4, 171-3; voir JuUian, p. 386, n. 2. Le temps moyen de navigation entre Gadès et la pointe de la Bretagne ne devait pas dépasser deux semaines.
8. La traversée par Himilcon d'espaces couverts d'herbes flottantes pourrait faire supposer qu'il s'aventura au loin en pleine mer. Actuellement la mer des Sargasses, dont les limites ont varié, s'étend entre le 20'' et le 36" degré de latitude Nord, le 30° et le 30'' de longitude : Gaffarel, Revue de géographie, 1880, II, p. 22. Mais les marins anciens ont rencontré des amas d'herbes marines plus près des cùles de l'Europe, comme aussi de l'Afrique. L'auteur du De niirabilibus auscultationibus (§ 136, probablement d'après Timée) indique des lieux pleins de joncs et d'algues a quatre jours de Gadès, dans la direction de l'Ouest. Selon le Périple de Scylax (§ 112, dans Geogr.gr. min., I, p. 93), des algues empêchaient la navigation dans les parages de la Libye, au delà de l'île de Cerné (de nos jours encore, on trouve des bancs d'herbes flottantes à "peu de distance de la côte africaine, à la hauteur du cap Blanc). Théophraste (Hist. plant., IV, 6, 4) parle d'algues que les flots portaient dans la Méditerranée.
9. M. Jullian (p. 388) croit qu'il poussa jusqu'à la terre de l'ambre (c'est-à-dire
472 COLONISATION PHExMCIENNE, EMPIRE DE CARTIIAGE.
Nous ignorons s'il fut chargé, comme Hannon, de fonder des colonies en dehors du détroit'. Sa mission était surtout, semble-t-il, d'assurer aux Carthaginois et aux Gaditains, leurs alliés, le monopole du grand marché minier du Nord-Ouest de l'Europe, de faciliter leurs voyages en établissant des escales, en nouant des relations avec les indigènes des côtes espagnoles et gauloises. On ne sait si ce but fut atteinte
L'expédition d'Hannon nous est mieux connue, puisque nous avons conservé une traduction grecque de son rapport \ Ce
jusque vers l'embouchure de l'Elbe). Mais il n'est pas nécessaire d'attribuer à Himilcon les indications que nous trouvons dans Hérodote (III, 115) au sujet d'un Qeuve septentrional sur les bords duquel l'ambre aurait été recueilli (voir plus îoin, p. 516), et dans Aristote {Meteor., I, 13, 20) sur les fleuves qui, sortant des monts Hercyniens, se dirigent vers le Nord. On peut douter que des Carthaginois aient fait le commerce de l'ambre par la voie maritime. Cette matière est d'ailleurs rare dans les sépultures puniques de Carthage. Il est vrai qu'on la rencontre fréquemment dans la nécropole de Tharros, en Sardaigne (Perrot, Histoire de l'art, III, p. 855), mais elle a pu être apportée d'Italie.
1. Unger {Rheinisches Muséum, XXXVIII, 1883, p. 183) veut attribuer à Himilcon la fondation des nombreux comptoirs carthaginois, zu.7z6p:oL noXXà Kxp/r,c;ovc(.jv, que le Pseudo-Scylax signale en dehors des Colonnes d'Héraclès (§ 1, p. 16).
2. M. Sieglin (l. c, p. 852-4) croit que, bientôt après le voyage d'Himilcon, les Carthaginois cessèrent, pour des raisons inconnues, de fréquenter ce marché de l'étain. Mais il ne le prouve pas.
3. Édition Mûller, Geographi graeci minores, I, p. 1-14. — Les études consacrée* au Périple d'Hannon sont fort nombreuses : voir des bibliographies dans Forbiger, Handbuch deralten Géographie, I, p. 66, n. i ; Meltzer, Geschichte der Karthager, I, p. 505; Fischer (u. infra), p. 4. Je citerai seulement les travaux qui me paraissent être encore utiles : Millier, /. c, p. xviii-xxxiii; notes au texte du Périple; cartes I et II. Vivien de Saint-Martin, le Nord de l'Afrique dans l'antiquité, p. 326- 425. E. H. Bunbury, a Hislory of ancient Geography, I, p. 318-335. Meltzer, L c, p. 229-246, 505-507. H. Entz, Ueber den Periplus des Hauno (Marienbourg, 138A). A. Mer, Mémoire sur le Périple d'Hannon (Paris, 1885). E. Gôbel, die Westkiiste Afrikas im Alterthum (Leipzig, 1887), surtout p. 52-57. A. Trêve, le Périple d'Hannon (Lyon, 1888; extrait de La Controverse et le Contemporain). Kan, de Periplous van llanno, dans Tijdschrift van het kon. nederlandsch aardrijkskundig Genootschap, série II, tome VIII, Leyde, 1891, p. 598-651 (mémoire que je n'ai pas pu consulter; je le cite d'après Ruge et Illing). C. Th. Fischer, De Hannonis Carthaginiensis Periplo (Leipzig, 1893) [conf. le compte rendu de Ruge, dans Petermanns Mitteilungcn, 1894, p. 185-188]. K. E. lUing, der Periplus des Hanno, dans le Jnhresherichi des Wett'iner Gymnasiums, Dresde, Î899
document est assez court. Le titre nous apprend que l'original était une inscription placée par Hannon lui-même dans le templii de Gronos, à Carthage : indication importante, car elle garantit la véracité de l'auteur^; celui-ci n'aurait pas exposé en public une relation que ses nombreux compagnons de voyage auraient pu déclarer inexacte. La traduction, faite par un homme qui n'était pas dénué de prétentions littéraires ^ existait au début du uf siècle avant notre ère^ peut-être même vers le milieu du iv*"^; il est impossible de dire avec précision quand
1. Au sujet de laquelle Pline (V, 8) a émis des doutes. Gonf. .Elius Aristide, Orat., XXXVl, 93 (édit. Keil, II, p. 293) : allusion aux choses étranges (à'-oTia) que raconte le Périple. — L'aUthenticité du Périple a été contestée par Tauxier {Revue africaine, XXVI, 1882, p. 13-37), qui y voit (p. 23) « un tissu de mensonges et d'erreurs ridicules ». Cet érudit croit : 1° qlj'un faussaire grec, dans la première moitié du i" siècle avant notre ère, composa de toutes pièces un prétendu Périple d'Hannon; 2° que ce document servit, peu après, à composer un autre Périple, mis sous le nom d'Eudoxe; les auteurs anciens qui citent Hannon auraient connu soit l'une, soit l'autre de ces deux rédactions; 3° qu'à l'époque chrétienne, le premier document fut l'objet d'un nouveau remaniement, qui serait le texte parvenu jusqu'à nous. Il me semble superflu de discuter ces assertions.
2. II évite de répéter les mêmes mots, les mêmes tournures de phrases : voir les exemples cités par Illing, p. 12. Il est impossible de dire si c'était un Grec ou un Carthaginois.
3. L'écrit De mirabilibus auscultationibus, attribué faussement à Aristote, cite le Périple (§ 37 : w; ô "Awwvo? Tisp-TrXou; la-opôï). Miillenhofî {l. c, I, p. 427) croit, avec beaucoup de vraisemblance, que cette indication vient de Théophrasle, mort en 287 (conf. Fischer, p. 115; Illing, p. 8).
4. Éphore, qui écrivait à cette époque (voir plus haut, p. 440, n. 6), mentionnait, dans le cinquième livre de son histoire, le RaptKov T£Ïy oç.(apud Etienne de Byzance =: Fragm. hist. graec, I, p. 261, n° 96) : Kaptxôv Ter/o;, itôXiç Acê-Jr,ç Èv àpia-repï ttov 'HpaxleiiDv (7Tr,),à)v, to; "Esopoç 7tÉîJ.7:T-^. Le traducteur du Périple appelle ainsi une des colonies d'Hannon et il n'est guère admissible qu'il soit allé chercher dans un auteur antérieur cette transcription, ou plutôt cette inlcrprétation, sans doute baroque, du nom punique indiqué dans le texte original. il n'est pas probable non plus qu'elle ait été imaginée par deux Grecs indépendants l'un de l'autre. Il faut donc en conclure, semble-t-il, qu'Rphore l'a empruntée à la traduction, soit directement, soit par un intermédiaire. D'autres arguments, que MïiUenhoir (I, p. 89, note) a donnés à l'appui d'un emploi du Périple par Éphore, ne sont pas convaincants : voir Fischer, p. 113-4. — Kien n'indique que la version grecque du Périple ait été connue du Pseudo-Scylax, contemporain d'Éphore : conf. Vivien, p. 333; Fischer, p. 111. Il appelle &-j\).:oL-r,pix (§ 112, p. 93) une ville du littoral marocain, nommée 0-^[A[a-:r,p'.ov dans noire traduction. Cette légère variante peut faire croire que le nom punique qui avait la même signilicalion (brùle-parfunis) a été traduit par deux auteurs dillérents. — Aristote (Meteor., I, 13, 21) nioulioune en Libye un lleuve Xoz<j.éir,ç, ([ui se jette dans la mer extérieure et qui sort d'une monlagne d'Argent (=-/. toj 'Apy-^^po-j
474 COLONISATION PHENICIENNE, EMPIRE DE GARTHAGE.
elle fut rédigée ^ Elle fut connue, directement ou indirectement, d'un certain nombre d'auteurs grecs et latins-. On s'est
y.a>.ovijLJvoj opo-jc), d'où sort aussi la tête du Nil; le nom Xp£|j.£-:r|Ç est sans doute le même que celui qui, dans notre manuscrit du Périple, nous est parvenu sous la forme Xp£-f,;. Or des indications tout à fait semblables sont mises sous le nom d'un Promathus de Samos dans un petit traité dont il ne nous reste qu'une traduction latine du moyen âge {Liber de inundacione Nili, dans Aristote, édition Didot, lY, Fragmenta Aristotelis, p. 214), mai^ qui, très probablement, a'est qu'un abrégé d'un traité d'Aristote (voir Partsch, dans Abhandl. der philoLhisl. Klasse djr sàchsischen GeseUschaft der Wissenschaften, XXVII, 1909, p. 553-000; ^onf. Bolchert, Neue Jahrbùcher fiir dos klassische Altertum, XXVII, 1911, p. 150-3). D'où l'on doit conclure que Promathus est antérieur au philosophe. Nous ne .savons rien de plus sur l'époque où il écrivait et nous ignorons sa source. 11 ne semble pas qu'il ait emprunté le nom XpEij.£Tr,ç à Hannon, car les deux autres indications qu'il donnait (sur la montagne d'Argent et sur la source du Nil) sont absentes du Périple. De plus, il est possible que le Xpz[Léxr,i de Promathus et d'Aristote ait été, non le fleuve qu'Hannon nommait ainsi, mais celui que le Carthaginois appelait Ailoç, c'est-à-dire l'oued Draa, et que la montagne d'Argent ait été l'Atlas: conf. les observations de Mùller, édit. de Ptolémée, n. à p. 732, On peut remarquer que des renseignements analogues à ceux qui étaient donnés par Promathus sur l'origine du Nil se trouvaient dans un ouvrage punique consulté par Juba : voir plus loin, p. 473, n. 2.
1. Nous savons par Strabon (XVII, 3, 3) et par Marcien d'Héraclée (Abrégé du Périple de Ménippe de Pergame, § 2, dans Geogr. gr. min., I, p. 563) qu'un Périple, décrivant la côte océanique de la Libye, fut publié par Ophellas le Gyrénéen. Peut-être s'agit-il du personnage de ce nom qui fut tyran de Gyrène, de 312 à 308 avant notre ère : MùIIer, Geogr., I, p. sxiv; Meltzer, I, p. 391 ; Fischer, p. 117; lUing, p. 8. MùIIer p. xxv) et Fischer (i. c.) croient qu'une traduction de la relation d'Hannon fut insérée dans cet ouvrage. C'est là une simple hypothèse. — On a aussi mis en avant un certain Gharon de Carthage (MùIIer, p. xxv; Bolchert, Aristoteles Erdkunde von Asien and Libyen, dans Quellen iind Forschungen de Sieglin, XV, 1908, p. 59). Suidas (s. v. Xipwv) attribue à Gharon de Lampsaque (qui écrivait vers 480) un Périple des côtes situées en dehors des Colonnes d'Héraclès (Ttcprey.o'jv -wv â-/.-rb; Tôiv 'Hpa-/./E:(ov STr,).cov). Mais on suppose qu'il y a là une erreur; que ce Périple était l'œuvre de Gharon de Carthage, mentionné aussi par Suidas et dont nous ignorons l'époque. Ce Gharon aurait, naturellement, connu la relation de son compatriote et il l'aurait fait connaître. Je ne pense pas qu'il y ait lieu de s'arrêter à des conjectures aussi fragiJes.
2. Pline, V, 8 : <• Fuere et Hannonis, Garthaginiensium ducis, commentarii Punicis rébus florentissimis explorare ambitum Africae iussi, quem seculi plcrique a Graecis nostrisque... » Parmi ces auteurs, nous connaissons : Théophraste; voir p. 473, n. 3 ; — Ératosthène ; il mentionnait l'ile de Cerné, qu'Hannon colonisa (Strabon, I, 3, 2), et c'est probablement à lui qu'Arrien a emprunté un passage de son Historia Indica, relatif à Hannon : voir Mùller, Geogr., I, p. xxiii; BergiT, Geschichte der wissenschaftlichen Erdkunde der Griechen, 2° édit., p. 399 ; Fischei', p. 116; — Denys de Milet (Dionj'sios Scytobrachion), apud Diodore, III. 34 et 68; il paraît avoir emprunté au Périple les noms de Cerné et de la Corne de l'Occident : voir plus loin, p. 319, n. 3; — Xénophon de Lampsaque (qui écrivait au plus tard au début, du i" siècle avant notre ère ; Detlefseu, die Geograplue Afrikas bel Plinius, dans Quellen und Forschungen de Sieglin, XIV, 1908, p. 30), cité par i'iine, VI, 200; — Cornélius Népos; dans un passage que cite Pline (VI, 199), i]
demandé si le roi Juba, qui eut certainement entre les mains le rapport d'Hannon*, n'avait pas consulté une copie de l'inscription punique^ : ce qui nous paraît douteux. Les Grecs ontils eu SAir l'expédition carthaginoise des renseignements provenant de quelque autre source^? Des indications dignes de foi, qu'Arrien a probablement empruntées à Eratosthène, ne se
donne sur l'île de Cerné une indication qui dérive du Périple; il a été probablement la source de Pomponius Mêla et de Pline (voir Klotz, Quaestioncs Plinianae, dans Q. u. F. de Sieglin, XI, 1906, p. 18, et Detlefsen, l. c, p. 47, 53, 56) et u a ulilisé lui-même des renseignements dus au voyageur Eudoxe de Cyzique (conf. Aléla, m, 90 et 92; Pline, II, 169) : on a soutenu, sans le prouver, qu'Eudoxe avait écrit une relation se fondant en grande partie sur le Périple d'Hannon (Fischer, p. 118-9); — Statius Sebosus, cité par Pline, VI, 201 ; — Pomponius Mêla, III, 90; 93; 94; 95; 99; — Pline, II, 169; Y, 7-8; VI, 197 et 200; il mentionne Hanuon parmi ses auteurs du livre V, mais l'expression /uere dont il se sert, précisément au livre V, dans le passage cité au début de cette note, parait indiquer qu'il n'avait pas le Périple d'Hannon à sa disposition (conf. Bunbury, p. 328, n. 4; Fischer, p, 120; Detlefsen, p. 16); — Arrien, Indica, XLIII, 11-12, dans Geogr. gr. min., I, p. 369 (voir plus loin, p. 302); — Mïms Aristide, Orat., XXXVI, 93(édit. Keil, II, p. 293) : allusion aux colonies fondées par Hannon sur la côte africaine de l'Océan et à l'inscription qu'il plaça dans un temple de Carthage; — Solin, XXIV, la (« Hannonis Punici libri >> : ce n'est qu'un écho défermé de Pline, V, 8); — Marcien d'Héraclée : il mentionne le Périple d'Hannon dans son Abrégé du Périple de Ménippe de Pergame, § 2 (Geogr. gr. min., I, p. 363); — Collection des Incredibilia mise sous le nom de Palœphatus, 3i, édit. Festa (conf. ibid., p. XXVIII).
1. Athénée, III, 25, p. 83, c. : si [isv n -oJ-wv 'lôga; ^crTooi!", -/a'.pÉTw A'.gu/.aÎTi ^'•.oi.o'.ç 'il'. TE Tare "Av/wvo: TT/.iva'.ç. On a supposé que Juba avait inséré le Périple d'Hannon dans son ouvrage intitulé Aig-j/.à, dont Athénée paraît parler ici : voir Susemihl, Geschichtc der griechischen Litteralur in der Alexandrinerzeil, II. p. 406 (adoptant une opinion de H. Peter).
2. Fischer, p. 120. Il s'appuie sur deux textes, dérivant d'une source commune, qui concernent les affirmations de Juba au sujet de la prétendue origine occidentale du Nil. Solin, XXXlI, 2 : « Originem habet a monte inferioris Mauretaniae, qui Oceano propinquat. Hoc adfirmant Punici libri, hoc lubam regein accipimus tradidisse. » Ammien Marcellin, XXll, 15, 8 : « Rex autem luba Punicorum conflsus textu librorum a monte quodam oriri eum exponit, qui situs in Mauritania despectat Oceanum. » Juba fondait son opinion sur l'identité des poissons, des végétaux et des gros animaux que l'on trouvait dans ce cours d'eau, voisin de l'Océan, et dans le Nil. Or Hannon (§ 10) indiquait, à l'Ouest de l'Afrique, un fleuve plein de crocodiles et d'hippopotames. D'où l'on conclut que ces Punici libri sont le Périple. Mais d'autre auteurs carthaginois ont pu parler du pays situé au Sud de la Maurétanie et il n'est nullement prouvé que la rivière de Juba ait été le fleuve d'Hannon.
3. En mettant à part la mention, faite par Pline (VI, 200), des deux peaux placées dans un temple de Carthage. On a supposé que Pline a emprunté ce dêlail il Polybe, ou à Cornélius Népos. On aurait aussi bien pu penser à Juba. ou à n"iinporte f;ui.
retrouvent pas dans le texte que nous possédons'; mais peutêtre ont-elles figuré dans un exemplaire plus complet que le nôtre -.
Celui-ci' semble en effet présenter quelques lacunes^ et altérations^ La brièveté du récit rend d'ailleurs fort malaisée l'identification des lieux mentionnés. Ajoutons que les côtes longées par Hannon ont pu subir des modifications assez importantes depuis tant de siècles. Aussi les hypothèses les plus diverses ont-elles été émises par les savants modernes. On n'oubliera pas que celles que nous adoptons restent fort incertaines.
Nous donnerons une traduction française du Périple, en l'accompagnant des commentaires que nous croirons utiles.
« Relation*^ d'Hannon, roi des Carthaginois, sur les contrées libyques au delà des Colonnes d'Héraclès, qu il a dédiée dans le temple deCronos et dont voici le texte' :
« 1. Il a paru bon aux Carthaginois qu'Hannon naviguât en dehors des Colonnes d'Héraclès et fondât des villes de Liby-^ phéniciens. Il navigua donc, emmenant 60 vaisseaux à 50 rames, une multitude d'hommes et de femmes, au nombre d'environ 30 000, des vivres et autres objets nécessaires. »
. Ce qui fait croire à M. E. Meyer (Geschichte, III, p. 680) que ce document n'est qu'un extrait de la relation originale.