‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 428 sur 468 · Voir · texte numérisé non relu

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7. Miiller, Geoyr.. n. à p. 5 ; Tissot, p. 255; Entz, p. 25: Trêve p. 22, Kan; Fischer, p. 18-19; Illing, p. 19. Vivien (p. .309, 377, 383) idcnlilie le Lixos avec l'oued Sous. — Le lleuve Lixos que Strabon mentionne (II, 3, 4) est probalilcnient aussi l'oued Draa (conf. Meltzer, 1, p. 507). Selon Pausanias (I, .33, 5). qui commet du reste des confusions, les Ai^r-ai sont les derniers des Libyens dans la directioQ de l'Occident et habitent auprès de l'Atlas.

8. Pline, V, 9, d'après Polybe ou Agrippa. Ptolémée, IV, G, 2 : AâpaSo;, au

Les interprètes que les Carthaginois emmenèrent parlaient peut-être quelque dialecte libyque '. Nous verrons qu'ils ne rendirent pas tous les services qu'on attendait d'eux.

« VIII (suite). ...nous longeâmes le désert, dans la direction du Midi, pendant deux jours, puis dans la direction du soleil levant, pendant un jour. Alors, nous trouvâmes, dans l'enfoncement d'un golfe, une petite île, ayant une circonférence de cinq stades-; nous l'appelâmes Cerné et nous 3^ laissâmes des colons ^ D'après notre voyage, nous jugeâmes qu'elle était située à l'opposite de Carthage, car il fallait naviguer autant pour aller de Cartilage aux Colonnes que pour aller des Colonnes à Cerné ^. »

génitif; conf. IV, 6,3, où les manuscrils donnent aussi ilâpaôo?, au nominatif. — Ce serait le fleuve que le manuscrit du Pseudo-Scylax (§ H2, p. 93) appelle Ziwv : opinion de Mùllor (Geogr., n. à p. 5 et 93), Tissot (p. 2.55), Entz (p. 29), Fischer (p. 18), Illing (p. 19). Miiller (édit. de Ptolémée, n. à p. 574) corrige même Z'.wv en Aiçcojv. Gela ne me paraît pas certain. Scylax dit que des Éthiopiens habitent autour du fleuve (évidemment près de la mer, puisque Scylax ne décrit que les eûtes). Or les indigènes qui vivaient à l'embouchure de l'oued Draa ne semblent pas avoir été des Éthiopiens, du moins au temps d'Hannon (conf. ensemble § 6 et § 7; il est vrai que, plus tard, Polybe ou Agrippa, cité par Pline, V, 10, place sur la cùte même, in ora, des Aethiopes Daratitae, qui devaient être riverains du Darat, ou oued Draa). D'autre pari, après avoir mentionné le fleuve Ziàiv et ces Éthiopiens, Scylax ajoute : Kaià 6à xa-j^a vt,o-ôç îcjtiv, f, ovo[j.a Képvr,. Or cette île de Cerné, située à sept jours du cap Soloeis (cap Cantin) et à douze du détroit (Scylax, ibid.), devait être, non dans le voisinage, mais au delà de l'embouchure de l'oued Draa. Je serais donc plus disposé à identifler le Z'.ûv avec la Saguia el Ilamra.

1. Voir p. 318. Ils auraient pu cependant apprendre la langue punique en entrant en relations avec des Phéniciens qui, avant Hannon, seraient venus faire du commerce dans leur pays, ou qui les auraient même emmenés bien plus loin (v. infra, p. 508).

2. Dans un passage de Cornélius Népos (cité par Pline, VI, 199), qui contient une indication provenant du Périple, on lit que l'île de Cerné est à un mille du continent et que sa circonférence ne dépasse pas deux milles : « (prodidit Cernen) Nepos Cornélius ex adverso maxime Carthaginis a continente p. M., non ampliorem circuitu ïï. >■ Si ce dernier chiffre est exact, le cliilTre de 5 stades de notre texte grec doit èlre corrigé : peut-être faut-il lire 15 (Miiller,- Geogr., n. à p. 6. dapré^ Bochart; Vivien, p. 378, n. 2). Quant à la distance entre l'île et le continent, nous ignorons comment Népos l'a connue (elle était connue aussi de Polybe : Pline, l. c). On peut supposer qu'il y a une petite lacune dans notre manuscrit, ou bien (hypothèse plus vraisemblable) que Népos a consulté un auteur qui, tout en se servant du Périple, avait d'autres renseignements, directs ou indirects, sur Cerné.

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