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.0. Selon Mannert {Géographie der Griechen und Romer, I, p. 50), on aurait cru, comprenant mal une indication du Périple d'IIannon, que Cerné était située sur le même méridien que Carthag-e. Celte erreur a été imputée à Ératosthène (voir, entre autres, Miiller, carte I de son édition de Strabon; H. Berger, Die geogra-
ils se sont figuré le continent soit comme un triangle rectangle dont cette côte aurait été l'hypoténuse', soit comme un trapèze dont les deux bases, septentrionale et méridionale, auraient été reliées à l'Est par une perpendiculaire, à l'Ouest par une ligne oblique-. Mais rien ne prouve qu'il faille chercher un écho de ces conceptions dans Arrien. La direction du Midi qu'il indique pour la suite du voyage d'Hannon suppose au contraire une forme de l'Afrique différente du triangle et du trapèze imaginés par des géographes, puisque ceux-ci faisaient prendre au littoral soit une direction Nord, soit une direction Est, à partir de l'extrémité Sud de la ligne oblique qui représentait pour eux la côte occidentale.
En traduisant s<7-:i \)air Jusquan moment où, la phrase d' Arrien peut, comme M. Illing l'a montré % s'interpréter d'une manière satisfaisante et ajouter des renseignements précieux à ceux que donne notre manuscrit. Hannon aurait navigué sur l'Océan pendant trente-cinq jours, jusqu'au moment où il prit la direction du soleil levant. Or la côte d'Afrique tourne vers l'Est au cap des Palmes* et garde cette orientation jusqu'au fond du golfe de Guinée, puis elle tourne vers le Sud. On compte 4 800 kilomètres environ du détroit de Gibraltar au cap des Palmes : distance qui pouvait être franchie par Hannon en trente-cinq jours. Il aurait ensuite longé la côte de Guinée
phischen Fragmente des Eratosthenes, p. 209; Fischer, p. 126); mais cela n'est nullement prouvé : voir Gôbel, p. 19; lUing, p. 37.