‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 441 sur 468 · Strabon, XVII, 3, 1 et · texte numérisé non relu

Strabon, XVII, 3, 1 et

2. Strabon, II, 5, 33. Denys le Périégète, v. 174 et suiv. (Geogr. gr. min., II, p. 112); conf. le commentaire d'Eustathe (ibid., p. 247). Cette forme devait èlre aussi celle que l'auteur copié par Mêla (II, 99-100) et Pline (VI, 199) donnait à r.\fri:iue, à en juger par la position assignée au cap Hesperu Géras, à l'angle Sud-Ouest du continent : conf. Gôbel, p. 60; Fischer, p. 127. Telle était déjà, semble-t-il, la conception de Posidonius (Fischer, p. 129). — Pour cette prétendue direction oblique (Nord-Ouest, Sud-Est) de la côte occidentale, voir encore Strabon, II, 5, 13; Pline, V, 1.

4. Ce cap est un simple mamelon qui n'attire guère l'attention (Mer, p. 23, 43, 150); mais, naturellement, llànnon a dû se rendre compte qu'il changeait de direction dans ces parages.

504 COLONISATION PHEMCIE.N.XE, E.Ml'IIlE DE CAUTllAGË.

et, après avoir doublé le pic de Cameroun, il aurait pris la direction du Midi, pour revenir bientôt en arrière'. L'hypothèse qui place le Char des dieux au Cameroun et le terme du . voyage vers l'estuaire du Gabon serait ainsi confirmée.

Comme on peut évaluer à environ vingt-quatre jours le temps qu'Hannon mit pour atteindre le cap Vert-, il lui aurait ^ fallu onze jours pour franchir la distance de 1 650 kilomètres qui sépare ce promontoire du cap des Palmes. Le Périple indi- M quant sept jours pour le trajet depuis, les parages du cap Vert jusqu'à la Corne de l'Occident, la distance entre ce golfe et le cap des Palmes aurait été franchie en quatre jours, approximativement. La Corne de l'Occident pourrait donc être placée au canal de Sherbro, situé à 600 kilomètres du cap des Palmes.

' La contrée enxbrasée, pleine de parfums, inaccessible à cause de la chaleur, qu'Hannon longea ensuite se serait étendue jusque vers le fond du golfe de Guinée, sur environ 2 700 kilomètres : trajet qui dut être effectué assez rapidement, car un courant favorisait la marche, et les brisants qui bordent presque partout le rivage rendaient difficiles les communications avec la terrée

Les marins modernes, confirmant l'indication du Périple, rapportent que, dans ces parages, l'atmosphère est souvent chargée de senteurs aromatiques qui viennent du littoral *. Les flammes qui couvraient la terre dans la région du Char des dieux étaient peut-être des feux allumés la nuit par les indigènes,

1. Arrien indique le manque d'eau (•'Joa.-cc àTiopir,) parmi les obstacles qui empêchèrent Hannon de poursuivre son expédition. Il n'y a peut-être là qu'une modification arbitraire du texle du Périple (twv <7itwv r|[i,5i; ây./.iTtôvTwv). — Si l'on veut supposer qu'Hannon ait eu l'intention de faire le tour de l'Afrique et qu'il soit parvenu dans des parages inconnus avant lui, on peut croire qu'il se découragea en constatant la direction que la côte prenait au delà du pic de Cameroun.

2. Le Périple indique douze jours entre Cerné et le cap Vert. Entre le détroit et Cerné nous pouvons compter douze autres journées de navigation, conformément aux indications de Scylax : conf. plus haut, p. 487.

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