‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 46 sur 468 · V, 26; conf. Y · texte numérisé non relu

V, 26; conf. Y

10 Johannide, VI, 283-6; conf. ibid., 294.

on suivait des pistes, jalonnées par des puits. Il suffisait aux indigènes de combler ces puits avec du sable pour supprimer les communications '.

Citons maintenant quelques témoignages qui paraissent aller à rencontre de ceux que nous venons d'indiquer.

Sur l'Atlantique, Fannon, arrivant à l'embouchure du Lixos, qui vient, dit-il, de hautes montagnes, trouve un grand fleuve, sur les rives duquel des nomades font paître des troupeaux^. Le Lixos, on le sait^ est l'oued Draa. Or, de nos jours, sauf dans des crues exceptionnelles, l'oued Draa n'apporte guère d'eau à la mer. Depuis le coude à partir duquel il se dirige vers l'Ouest, sur une longueur de 600 kilomètres, c'est d'ordinaire un large fossé, n'ayant qu'un cours souterrain. Sans doute, il faut tenir compte des irrigations qui saignent le fleuve dans la partie supérieure de son cours, mais, même si cette cau'^e d'épuisement disparaissait, le courant n'atteindrait probablement pas l'Océan. Il semble bien qu'il en ait été autrement au temps d'Hannon; celui-ci n'aurait pas qualifié de grand fleuve un lit desséché*. Plus tard, Polybe (ou Agrippa), décrivant la côte, signalait des crocodiles dans le Darat, qui paraît correspondre aussi à l'oued Draa^ Cela ferait croire que les monta gnes qui alimentent ce fleuve et ses affluents, c'est-à-dire le Haut-Atlas et l' Anti-Atlas, recevaient plus de pluie qu'aujourd'hui ^

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