Voir p. 217, n
7. C. /. S., I. 335 (marchand de fer), 333 (marchand d'or), 334 (marchand d'encens), 407 (marchand de...). Hép. d'ép. sém.. II. 708, et III, 122!) : textes d'une interprétation douteuse, ccuicernanl l'un une marchande, l'aulre un marchand. .\ti n' 270 du C. I. S. (pi. .\LVII du t. I), une ijuluuce est poul-ùlre uuo allusiou uu méliur du dùdiuaut.
faisaient le commerce d'exportation et d'importation : propriétaires ou gérants de maisons de commission, soit à Carthage, soit dans les colonies ou à l'étranger; patrons, affréteurs de navires; organisateurs de caravanes. Au-dessus d'eux, des personnages appartenant à l'aristocratie étaient les vrais maîtres de tout le trafic. Comme à Tyr, « dont les marchands étaient des princes, et les négociants des grands de la terre* », ceux qui, à Carthage, dirigeaient l'Etat ne négligeaient pas de faire des affaires pour leur propre compte. Ils agissaient ainsi à l'époque d'Aristote- et rien ne prouve qu'ils aient renoncé à s'enrichir de cette manière dans les derniers temps de la République, qu'alors ils n'aient plus été qu'une noblesse terrienne ^ Les textes n'indiquent pas en quoi consistaient exactement leurs opérations commerciales : il est vraisemblable qu'ils étaient armateurs et banquiers. On peut supposer que, pour accroître leurs moyens d'action et diminuer leurs risques, ils se groupaient en sociétés''. Parmi les hommes qui faisaient métier d'acheter, de vendre, de transporter des marchandises, beaucoup devaient dépendre, directement ou indirectement, de ces capitalistes : les uns étaient leurs agents, leurs commis, les capitaines de leurs navires ;les autres étaient commandités par eux. Les Carthaginois, de même que les Tyriens et les Sidoniens, s'adonnèrent surtout au commerce maritime, auquel les conviait l'admirable situation de leur ville entre les deux bassins de la Méditerranée. Il y avait aussi des armateurs dans d'autres villes phéniciennes de l'Occident, par exemple à Utique''età